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DLMM- Les libertés Fondamentales des femmes en Tunisie

March 08, 2006 10:46AM
Droits & Libertés des Maghrébins et au Maghreb
Association d’Aide, d’Assistance, de Soutien et de Défense des Droits de l’Homme
2.Place Eugène Thomas 93160 Noisy-le-Grand Cedex- France
E-Mail : DLMMAbdess@hotmail.Com – CCP Paris 5 336 77 P
Communiqué
TUNISIE
Opération Libertés Fondamentales des Femmes en Tunisie
Seul Sadok Chourou est habilité pour Dialoguer
: «Et pourtant, ils s’étaient engagés, auparavant, devant Dieu à ne pas battre en retraite devant l’ennemi. Or, il est toujours rendu compte de tout pacte conclu avec le Seigneur.»
«Dis-leur:: La fuite ne vous servira à rien, si vous fuyez pour ne pas mourir ou pour ne pas être tués au combat, car, de toute manière, vous ne jouirez que peu de temps de la vie»
«Dis-leur aussi: Qui peut peut aller contre la volonté de Dieu s’il veut vous accabler d’un maleur ou s’il veut vous gratifier d’une faveur ? Aussi ne trouveront-ils en dehors de Dieu ni allié ni protecteur»
(Sourat Les Coalisés «Al-Ahzâb»N° 33 Versets 15 à 17)
POUR UNE LOI D’AMNISTIE GENERALE
Préservons les valeurs de l’Islam traditionnel du pays

Noisy-le-Grand, le 8 Mars 2006
Les témoignages sur les droits humains en Tunisie sont multiples, par les familles de prisonniers ainsi que par d’anciens détenus et des avocats .Le droit d’expression bafoué, les avocats sont dans l’incapacité d’exercer normalement leur métier, les journalistes sont emprisonnés pour avoir osé diffuser l’information et l’Internet sous haute surveillance. Depuis la nuit des temps, les droits fondamentaux de l’être humain sont inexistants dans ce pays.
Le refus de la violence n’est pas contre l’action
Selon le Théologien Arabe Jawdet Saïd,qui puise sa philosophie d’un texte Coranique se basant sur l’histoire des deux fils d’Adam Qabil(Caïn) et Habil(Abel) « Raconte-leur l’Histoire des deux fils d’Adam telle qu’elle est arrivée. Chacun des deux frères, avait fait une offrande ; mais celle de l’un fut acceptée, alors que celle de l’autre ne le fut point. «Je te tuerai», dit ce dernier à son frère, qui lui répondit: «Que veux-tu, Dieu n’accepte que les offrandes de ceux qui le craignent ! Et si tu potes la main sur moi pour me tuer, je n’en ferai pas de même, car je crains trop mon Seigneur, le Maitre de l’Univers, pour commettre un pareil crime ! »(Coran Sourat 5- Verset 27&28) ( ).
Comme Indira Gandhi, disait Il est impossible au gouvernement même le plus despotique de rester au pouvoir autrement qu’avec l’accord des gouvernés. Il est vrai que le despote s’octroie toujours par la force le consentement du peuple. Mais aussitôt que les sujets cessent de craindre la force du tyran, son pouvoir s’effondre.
Chacun des deux grands se base de sa culture, le Premier Coranique et le second Indou, que nous respectons. Partant de là, nous devons obliger la dictature tunisienne à céder aux revendications du Peuple Souverain par sa majorité, non par la violence qui serait suicidaire et salutaire pour les criminels du système, mais par la contrainte exercée par tous les tunisiens qui refusent de se soumettre aux lois discriminatoires et illégaux des autorités illégitimes.
La grève de la faim du 18 octobre 2005 lors du SMSI en Tunisie est une action non – violente , par exemple , mais qui a été malheureusement vidée de sa substance , sa dynamique dévoyée par les éternels parasites , et qui dans cette affaire ont donné la preuve qu’ils sont consciemment ou pas , ce n’est pas le plus important , les alliés objectif de la dictature. ( )
La non-violence est une force évidente , moderne , libératrice et doit être vécue dans tous les domaines , qu’ils soient , culturels , sociaux , politiques , idéologiques ou même économiques.
Et tout particulièrement pour lutter contre les injustices et les violences des hommes contre d’autres hommes, dans le cas tunisien qui nous intéresse, la tyrannie de ben Ali contre la très grande majorité du peuple tunisien, et combien même elle aurait sévit contre une toute petite minorité, le problème serait le même.
La non-violence se distingue totalement du pacifisme traditionnel qui se contente de condamner la guerre, les formes de violence ect…, mais ne propose pas d’alternatives pour défendre la liberté, la justice et la démocratie lorsque celles-ci sont menacées. ( )
Aussi, la non-violence ne saurait être identifiée à une morale pure, une éthique de conviction qui ignore les nécessités de l’action responsable et effective. Le refus de la violence ne signifie pas le refus de l’action bien au contraire, la non-violence se situe et ne peut-être qu’au cœur de l’action, sinon elle n’a plus aucune raison d’être. La non violence n’est pas l’attentisme et la non -résistance, bien contraire c’est la résistance absolue et poussée jusqu’au sacrifice. ( )
L’action de non - violence destructrice pour la dictature tunisienne par exemple ; c’est d’exhorter nos compatriotes de s’abstenir de participer à la violence de ses institutions et prêcher l’insoumission à toutes les directives et les investissements du régime de ben Ali.
L’histoire des luttes non-violentes nous a appris que la non-violence pouvait être une véritable force de résistance. La méconnaissance de ces combats est l’une des raisons qui expliquent que la non-violence n’est pas encore suffisamment prise au sérieux par ceux qui veulent agir efficacement pour la justice. La non-violence n’est pas impuissance ni indifférence. Elle n’est pas inertie, ni force d’inertie. Elle n’est pas résignation à la fatalité.
Elle n’est pas acceptation de l’injustice, ni concession, ni accommodement, ni prudente douceur, ni démission craintive, ni flatterie au tyran, ni complicité du silence et de l’inaction, ni tranquillité hautaine, ni désertion devant le combat. Elle défend au contraire sa cause avec une implacable ténacité, avec un mobile provocant, et souvent elle attaque. Jamais elle ne fuit, jamais elle ne recule, jamais elle ne lâche prise, et jamais elle ne frappe. Elle riposte à chaque coup on s’offrant à d’autres coups. Elle riposte aux injures par la réalité des situations. ( )
Elle riposte aux accusations de lâcheté par le témoignage de la présence au péril, et de l’endurance dans l’épreuve. Elle riposte aux mensonges par l’inlassable et précise recherche, rétablissement, divulgation de la vérité. Elle riposte aux manœuvres par la rigueur et la droiture. Elle riposte aux risées par une gravité digne. A toute force du mal, elle oppose non une force de même nature, mais une force de nature opposée et qui la compense.
Si la non-violence est une philosophie qui donne un sens à la vie, elle est aussi une force d’action. C’est une sagesse, mais qui doit s’incarner dans une action politique, au cœur du plus impitoyable conflit de notre histoire , celui entre la lumière et les ténèbres , entre l’évolution et la barbarie , entre la haine qui nous réduit en esclavage et notre libération. Elle ne disserte pas sur les injustices, elle les combat.
L’action est nécessaire parce que le dialogue, la persuasion et la conviction ne sauraient être des forces de contrainte. Bien entendu, il faut toujours tenter de dialoguer avec conviction, et sans aucune compromission, pour persuader la dictature du bien fonder de la cause que nous défendons. Mais dans le même temps, car l’histoire est ici têtue, il ne faut pas exclure la nécessité d’organiser des rapports de force pour contraindre, à défaut de convaincre, cette dictature de ben Ali qui est responsable de l’injustice.
L’action non-violente en Tunisie est plus que jamais nécessaire, elle trouve son fondement dans l’analyse des situations d’injustice qui oppriment les tunisiens d’aujourd’hui dans leur immense majorité. La force des injustices que nous fait subir la dictature repose sur l’obéissance, la complicité voire l’attentisme et la passivité des citoyens. Cette évidence des causes de l’oppression influe sur les réponses à apporter pour y mettre fin. La justice ne viendra pas tant d’un changement à la tête du pouvoir que du changement d’attitude du peuple responsable de sa propre servitude. ( )
Le peuple doit jouer un rôle actif pour se libérer des chaînes qui l’entravent. Il est logique que si on ne donne rien aux pontes et piliers de la dictature tunisienne, à nos despotes et tyrans, si on ne leur obéit point veule ment , aveuglement et lâchement , sans combattre, sans frapper, sans aucune forme de violence , ils demeurent nus et défaits et ne sont plus rien que l’expression de leur propre haine , et déchéance, Si le peuple tunisien a la volonté de retirer son appui à ben Ali , celui-ci perd son pouvoir. De fait, il n’existe plus si personne n’obéit à ses ordres criminels. Soyons tous solidaires et résolus de ne plus servir, et nous serons libres.
Nous n’avons même pas besoin de le pousser ou de l’ébranler par la violonce, mais seulement ne le soutenons plus, et il sera déchu. Ainsi, ce n’est pas tant la capacité de violence des oppresseurs qui expliquent l’injustice que la capacité de soumission des opprimés. Aussi longtemps que nous sommes prisonniers de la peur, nous serons nos propres géoliers, les meilleurs du système. Dès lors, l’insoumission des citoyens devient un enjeu décisif pour briser la collaboration avec l’injustice. ( )
Le principe fondamental de cette action politique est basé sur la non coopération des masse avec les lois et les institutions qui servent l’injustice dictatoriale. Parce que l’injustice repose sur des structures et des institutions artificielles et toujours anticonstitutionnelles, l’action non-violente vient combattre ces dernières au cœur, non pas en voulant éliminer les personnes qui commandent ou exécutent les ordres criminels, mais en mobilisant les citoyens de telle sorte que la machine de l’injustice ne puisse plus fonctionner.
Celui qui n’accepte plus de se taire et de se soumettre entre en dissidence avec la dictature responsable de l’injustice, en Tunisie c’est même pire, celui qui est neutre est un suspect potentiel, et il n’est à l’abri d’aucune injustice ou crime. ( )
Notre révolte collective contre l’injustice et la violence peut fonder une objection de conscience qui permet à l’homme moral tunisien, au simple tunisien de la majorité silencieuse qui trime dans la peur et le mutisme de vivre en accord avec ses sentiments de liberté et ses exigences de changement. La légitimité de cette démarche est incontestable, et son efficacité politique demeure énorme. Dans notre pays les positions sont claires, les choix définis et les convictions des uns et des autres établies .Toute action dans le champ politique pose donc la question de la fin et des moyens. L’action est directement en rapport avec une finalité, un objectif à atteindre. ( )
Le retour de Mohamed Ali Ganzoui
Une récente nomination dans la pyramide sécuritaire vient de se reproduire en Tunisie indiquant le choix de la voie de la pseudo-ouverture politique attendue Ni promesses de réformes , ni débat national , ni écoute des revendications de la société civile , ni rien du tout , le sommet de l'état a déjà pris l'initiative de la décision unilatérale pour le " bien " du peuple Tunisien et la sécurité de la mafia politico-financière et policière:
En effet, Ben Ali prétend fait une déclaration de " guerre " à la société civile Tunisienne rebelle à ses fluctuations d'humeurs par le retour de Mohamed Ali Ganzoui au poste de Secrétaire d'état chargé de la Sécurité Nationale. Cet originaire de Hidra du Nord-Ouest n'a pas omis qu'il est un élément de la descendance de la tribu des Frechiche.
Tortionnaire de qualification mais policier de profession, il a toujours fait preuve d'efficacité aux missions qu'elles lui ont été attribuées par le locataire du Palais de Carthage. Co-putschiste, Mohamed Ali Ganzoui n'a pas eu sa chance sur la voie de la gloire . Menaçant et menacé, il n'a pu être totalement écarté de la scène sécuritaire et politique de la Tunisie par ses ramifications qui ont affecté tous les domaines de l’état.
Son Chouchou tortionnaire Mohamed Nacer alias Mohamed Hallès s'est perdu dans la nature en son absence au ministère de l'intérieur . A son retour de la mission diplomatique d'antenne sécuritaire à Sanâa au Yemen , son poste n'a pu le faire oublier par les citoyens, il est rappelé pour continuer l'oeuvre de ses crimes sous le voile de la loi et de la légalité .
Mohamed Nacer Allias Mohamed Hallès a été éjecté à la direction de l'école de police à la Manouba après avoir tant séjourné à l'Hôtel Africa où il lisait son journal gratuit qu'il retirait à son passage à l'un de ses collègues policiers.
Cette nouvelle nomination du retour de Mohamed Ali Ganzoui au Ministère de l'intérieur serait d'un grand intérêt pour la reconstitution de ce binôme des complots criminels .L'heure du bilan et des révélations officielles décevantes s'est faite beaucoup attendre en Tunisie pour déclarer que Mohamed Ali Ganzoui est aussi une victime de l'égoïsme des ordres et de l'application de la politique des muscles, du fer et du feu.
L’expérience du SMSI en Tunisie
Les tunisiens un peu partout dans le monde et la communauté internationale ont suivi avec impatience, le déroulement de la grève et ses conséquences. Cette action et ses objectifs ont fait l’unanimité.
Si le succès de cette action est dû au fait qu’elle a été menée à la faveur du SMSI, ce qui lui assurait un impact médiatique certain, reconnaissons lui tout de même un mérite. En effet, elle a eu le mérite de démontrer aux sceptiques et au final aux yeux du monde que les tunisiens sont prêts à travailler la main dans la main, sur le plan local comme sur le plan international, les tunisiens et leurs amis se sont mobilisés, ils se sont dépensés, chacun à son niveau et chacun selon ses moyens pour apporter un soutien inconditionnel à cette action.
Depuis la fin du SMSI et l’achèvement de la grève de la faim, les citoyens tunisiens attendaient avec une soif et une faim égale à celle qu’on dû ressentir les huit grévistes, la suite donnée à cette action. Une faim non pas physique, quoique quelques uns les ont accompagné pendant quelques jours, mais une faim non moins douloureuse. Faim existentielle, faim de leur dignité, faim de leur liberté et de leur citoyenneté.
L’annonce de ce qui semble se présenter comme étant la parachèvement de cette action aujourd’hui, à savoir la mise en place d’un comité pour les droits et les libertés, a été vécu par de nombreux tunisiens avec choc et effroi. Un logo de plus s’ajoute à notre collection d’associations militantes pour les droits de l’homme, LTDH, CNLT, CRLDHT, AISPP et maintenant CDL.
La Tunisie, qui a été pionnière dans le monde arabe en la matière (en étant le théâtre de la naissance de la première ligue des droits de l’homme dans cette zone du monde) confortera ainsi sa position. Ma Tunisie pourra même s’enorgueillir d’avoir le record du nombre d’associations militantes dans ce domaines. On prend les mêmes et on recommence !
Selon un témoignage d’un étudiant à l’Université Laval au Canada, Yvérick Rangom, je suis étudiant à l’Université Laval. J’ai occupé la fonction de responsable de la photographie au journal Impact Campus. C’est à ce titre que j’ai participé au stage internationnal en Tunisie offert par le CIPUF (.Carrefour internationnal de la presse internationnal francophone)
Qui est- le rassemblement des journaux étudiants du monde écrits en français. C’est une initiative québécoise qui a vu le jour il y a 3 ans grâce à un ancien rédacteur en chef d’Impact Campus. Cette organisation permet, en regroupant les journaux, de faire des couvertures d’évènements internationaux comme ce fut le cas en Tunisie entre le 14 et le 18 novembre 2005 avec le SMSI (Sommet mondial de la société de l’information).
Ce sommet est un rassemblement de dirigeants des pays sous l’égide des Nations Unies pour s’entendre sur des questions fondamentales comme la gouvernance d’Internet ou encore ce qui est appelé la «fracture numérique» entre les pays plus riches et les pays plus pauvres.
C’est un grand rassemblement très intéressant pour faire un article et réaliser une formation significative au niveau international. On y retrouvait des personnes comme le Secrétaire général de l’ONU Kofi Annan, des présidents comme Robert Mugabe du Zimbabwe ou encore le président du pays hôte, Zine Abidine Ben Ali.Ce ne fut pas uniquement la couverture d’un évènement international bien rôdé, loin de là!
En effet, la Tunisie, pays hôte, n’est pas du tout le genre de pays où la liberté d’expression est assurée ou même tolérée. La presse est un organe gouvernemental au service d’un président élu avec 95 % des voix... Un comble pour un sommet de l’information!
Cette situation anachronique a provoqué nombre de réactions au niveau international, comme la venue manquée d’un journaliste très en vue de «Reporters sans frontière» qui a été coincé à l’aéroport et retourné dans son pays directement. En tant qu’étudiant d’un pays où la liberté d’expression et de presse est généralement un acquis, la délégation du CIPUF a tout de suite réagi pour se trouver où se passait la «vraie» actualité et la «vraie» nouvelle.
Surtout que la réaction au sommet a aussi été locale, principalement avec un groupe d’avocats qui avait commencé une grève de la faim un mois avant notre venue afin de réclamer leur droits humains fondamentaux et la libération de prisonniers politiques d’opinion; certains d’entre eux étant des anciens prisonniers politiques.
Leur mouvement a amené des personnalités aussi importante que la prix noble de la paix Shirin Ebadi et ils ont eu une couverture internationale de leur cause. Ce qui est du jamais vu en Tunisie!
Ce fut une vraie couverture internationale, autant dans son aspect mondain, à l’intérieur du sommet, que du côté de la vraie actualité proche du peuple et réelle.( )
L’état d’esprit du jeune Tunisien d’aujourd’hui
Le gouvernement tunisien a effectué des statistiques au sujet du nombre de jeunes ayant décroché des diplômes ces trois dernières années a estimé le nombre des chômeurs à 300 000 pour l’année 2003-2004. Même si ce chiffre reste sujet à caution, il reste énorme et permet de comprendre l’attrait de ces jeunes pour des projets vengeurs dans lesquels ils trouvent un exutoire, une alternative à un avenir sombre, fermé et révolu, qui a déjà ruiné tous leurs espoirs.
La journée d’un jeune Tunisien - Il commence sa journée vers midi au café pour siroter un café, un café qui l’a occupé des heures la nuit précédente : « comment vais-je trouver de quoi le payer ? » Puis il tente de trouver un groupe avec lequel il pourra jouer aux cartes, toujours dans ce café. S’il échoue, alors il regardera jouer les autres. Puis il essaie d’emprunter un journal, peut-être trouvera-t-il dans la page des annonces quelque chose d’intéressant pour lui !!! Très vite, il s’énerve en le feuilletant « Il n’y a rien ! », alors il se plonge dans les nouvelles sportives, ignore la page politique qui exhibe la photo de Ben Ali ou celle des autres membres du gouvernement. ( )
Le soir, certains jeunes s’adonnent au vin, et d’autres discutent de l’histoire des victoires arabes, de la portée de la pensée de la révolution communiste, des défis et de la confrontation combattante... Ils n’accordent plus d’importance à la dictature et à la terreur policière en Tunisie et il se mettent à dire « de toutes façons, je suis perdu, mort, et je n’ai aucun avenir ». ( )
Ce bref aperçu permet de comprendre le vide qui enferme la jeunesse tunisienne et la ruine de ses ambitions, au terme d’une lassitude à poser des demandes d’embauche. Cela conduit fatalement les jeunes à des issues décompressantes et se posant comme alternatives à cette vie absurde passée entre un régime policier et oppresseur, un peuple peureux, et une opposition factice et formelle qui a laissé tomber les problèmes du peuple et ne lutte plus. Le jeune se trouve de fait enrôlé dans la dernière colonne d’un parti unique, son diplôme à la main, guidé, dirigé et encadré par des sans-diplômes, dans l’espoir de décrocher un travail, ne serait-ce que pour quelques jours. ( )
Manipuler la jeunesse pour mieux l’annihiler
Le pouvoir a intérêt à semer l’anarchie . L’idéologie policière a ravagé les trois quarts de la population : toutes les institutions travaillent pour l’appareil policier directement ou non. Il n’est jusqu’aux institutions culturelles qui ne soient régentées par la police politiques ou les renseignements. Il n’y a que deux institutions qui ne puissent être dominées : celle de l’enseignement et de la jeunesse (étudiant, lycéens). ( )
La stratégie policière
L’institution policière en Tunisie tourne à plein régime et requiert toujours plus de fonds. Actuellement, sont soutenus ceux qui combattent le terrorisme et les terroristes. Il faut bien alors constituer des groupes terroristes en Tunisie pour mettre en mouvement la foule policière et profiter commercialement en ces circonstances du bloc de cette jeunesse coupée du monde, brisée, frustrée et prédisposée à la rébellion.
Elle se pose en effet comme un vivier disponible pour le terrorisme et l’appropriation de projets suicidaires et vengeurs, d’autant que la période actuelle d’humiliation et d’oppression maximale vécues par le monde arabe, concourt à la formation de tels groupes. La porte est ouverte à l’introduction d’ouvrages salafistes dans les milieux étudiants, comme de vidéos. Le champ est libre pour ce type de discussions et d’activités.
C’est alors que l’assaut est donné, encore et encore, contre des groupes de jeunes qui sont jetés en prison à l’issue de procès, au nom de la lutte contre le terrorisme. On pourrait citer à ce propos un groupe de jeunes de Zarzis, arrêté en 2003, accusé de faire partie d’une organisation terroriste, ainsi que l’Ariana, Bizerte, la cité Tadhamoun...
La jeunesse tunisienne est victime d’une conspiration politique policière extrêmement violente, dont le moins qu’on puisse en dire est qu’elle constitue un crime concocté contre le peuple dans son ensemble, contre la jeunesse qui est la colonne vertébrale du pays, une jeunesse qui n’aspire qu’à une vie digne pour elle-même et ses proches, qu’à la réussite dans l’avenir et qui se retrouve assiégée, reléguée aux ténèbres de l’ignorance, du dénuement, désespérée jusqu’à faire office d’approvisionnement en fonds pour un appareil policier qui ne cesse de croître et de s’hypertrophier.( )

Tunisie : à l'avant-garde du Maghreb
M. Donald Rumsfeld, Secrétaire d'Etat américain à la défense, devant la presse nationale et internationale. a déclaré, samedi 11Février 2006, à Tunis,"La Tunisie a toujours été la voix de la modération et de la tolérance. Elle joue un rôle clé dans la lutte contre le terrorisme non seulement dans le pays, mais aussi dans la région tout entière. Les Etats-Unis d'Amérique apprécient ces éminentes contributions" Le secrétaire américain à la Défense, qui a entamé cette tournée de trois jours par Tunis, au lendemain d'une réunion de l'Otan en Sicile, s'est félicité du soutien de ses hôtes dans la "guerre contre le terrorisme". "Ils ont été attaqués par les terroristes, dans ce pays", a-t-il rappelé à la presse, évoquant l'attentat suicide contre la synagogue El Ghriba de Djerba, qui a fait 14 morts, en 2002.
Le pays, qui a abrité la Seconde phase du Sommet mondial de la société de l'information, organisé par les Nations unies, du 16 au 18 novembre 2005, occupe la première place parmi les pays du Maghreb en matière de TIC. Ayant beaucoup investi dans les infrastructures et recouru aux concessions pour répondre à ses besoins (seconde licence GSM, licence VSAT...), il a réalisé de gros progrès dans ce domaine.
A preuve : près d'un tunisien sur cinq dispose d'une ligne de téléphonie fixe et d'Internet. Et l'indice de développement des TIC, estimé à 4,16 (contre 4,97 pour la France), situe la Tunisie au 34e rang mondial. Malgré les carences observées en matières de contenus de service et de gouvernance de l'Internet, toujours soumis à la censure, le pays se positionne en bon rang parmi les pays d'accueil des investissements dans les TIC.( )
Amendement du Code de la presse
La Chambre des Députés a adopté au cours d’une séance plénière tenue, le Samedi 23 Décembre 2005, au Palais du Bardo, sous la présidence de M. Foued Mebazaâ.
La Chambre des Députés a ensuite examiné et adopté un projet de loi organique portant amendement du Code de la presse. L’abrogation de la procédure du dépôt légal et des sanctions qui découlent du non-respect de cette procédure dans le domaine de la presse en vue de faciliter les conditions du travail journalistique et de renforcer la transparence, conformément à l’article 8 de la Constitution.
Ce projet de loi introduit un nouvel alinéa à l’article 3 du Code de la presse, stipulant que les quotidiens, les périodiques et les revues nationaux d’information ne sont plus soumis à la procédure du dépôt légal mentionnée à l’article 2 du même code, ni concernés par les dispositions de l’article 12 relatives aux sanctions découlant du non-respect de cette procédure.
Les députés ont mis en exergue l’importance de ce projet de loi qui constitue un nouvel acquis du projet avant-gardiste du Changement visant à consolider les libertés publiques, la liberté d’opinion et d’expression en particulier, en consécration du pluralisme politique et intellectuel et des principes des droits de l’homme et en harmonie avec les réalisations et acquis accomplis en Tunisie sur la voie de la réforme politique, économique et sociale.
Promouvoir le discours et le paysage médiatiques
Les députés ont souligné que cet amendement traduit la volonté politique de promouvoir le discours et le paysage médiatique à tous les niveaux, partant de sa foi en la noblesse de la mission des médias dans la société. Ils se sont félicités de la décision de donner au secteur vital de l’information l’impulsion requise et de favoriser l’émergence d’une information libre, honnête et évoluée.
Passant en revue les trois amendements consécutifs du Code de la presse (1989, 1994 et 2001), les députés ont fait observer que ce projet de loi coïncide avec la décision du Président de la République d’élargir la composition du Conseil supérieur de la communication pour qu’il englobe 20% des représentants des partis de l’opposition.
Le projet de loi organique portant adoption du décret-loi n° 1 de l’année 2005 en date du 10 août 2005, relatif à la composition des conseils régionaux, conformément aux dispositions de l’article 31 de la Constitution.
Ce décret-loi comporte de nouvelles dispositions relatives à la répartition des sièges au sein des conseils régionaux déjà constitués. Les conseils concernés sont ceux dans lesquels le nombre des députés, élus sur la base de la répartition des sièges au niveau national, n’atteint pas 20% de l’ensemble des membres du conseil.
Ce projet de loi a pour objectif de consolider le processus démocratique et de consacrer le pluralisme au plan régional à travers l’élargissement de la composition des conseils régionaux pour assurer la représentativité des différentes sensibilités politiques à hauteur de 20% des sièges attribués aux partis politiques n’appartenant pas à la majorité.
Les députés ont salué la volonté de promouvoir le fonctionnement des conseils régionaux en élargissant leurs prérogatives et en renforçant leur composition, afin de les élever au rang de parlements régionaux, qui ouvrent la voie à toutes les forces vives pour contribuer à l’impulsion du processus de développement régional, en concrétisation du neuvième point du programme présidentiel «Pour la Tunisie de demain : la région, pôle actif de développement».
Ils ont affirmé l’importance de ce projet de loi organique qui s’inscrit également dans le cadre du programme électoral présidentiel, qui vise à concrétiser le processus démocratique pluraliste, à travers la représentativité des partis politiques dans les conseils régionaux sur la voie de la consolidation de la démocratie locale.
Les députés ont ajouté que ce projet de loi s’inscrit aussi dans le cadre des réformes successives en vue de renforcer les fondements de l’Etat de droit et des institutions et d’accroître la contribution des différentes composantes de la société civile à la dynamisation de la vie politique, d’une part, et à la mise en œuvre des programmes de développement, d’autre part, sur la base du dialogue, de la solidarité et de la répartition des tâches.
Consolider la décentralisation
Les députés ont appelé à consolider la décentralisation dans le domaine du développement pour englober les régions intérieures et reculées, tout en prenant en considération les spécificités de chaque région lors de l’élaboration des plans régionaux de développement régional, l’objectif étant d’optimiser l’utilisation des budgets alloués aux projets de développement locaux et régionaux, d’en assurer la réussite et de renforcer les attributs de développement économique et du progrès social dans les régions.
Un député a appelé à conférer des prérogatives plus larges aux conseils régionaux en matière de gestion de leurs budgets, et à renforcer la composition de la commission des marchés publics, en y incluant l’ensemble des membres du conseil, et en les dotant des compétences nationales nécessaires.
En réponse aux interventions des députés, M. Rafik Belhaj Kacem, ministre de l’Intérieur et du Développement local, a remercié les députés pour avoir salué la portée du décret-loi relatif à la composition des conseils régionaux, qui s’inscrit dans le droit fil de renforcer les attributs de la démocratie locale et à consacrer le pluralisme au sein de ces conseils.
Le ministre a souligné la place de choix accordée aux conseils régionaux pour la Tunisie de demain, à travers le volet visant à élever la région au rang de pôle actif de développement. Il a, à cet égard, mis en exergue les réalisations et acquis accomplis dans les différentes régions du pays ainsi que les choix et mécanismes initiés depuis l’avènement du Changement, dont en particulier les conseils régionaux.
Le ministre a mis l’accent sur l’importance du rôle dévolu à ces conseils dans la conception, l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi des plans de développement.
Censure de journaux en Tunisie
Le 20 janvier2006, la police a procédé au ramassage dans les kiosques du N° 343 de l’hebdomadaire Al Maoukif, organe du Parti démocratique populaire (opposant) ; ainsi que du N 799 de l’hebdomadaire Akhbar Al Joumhiurya, privé. La même mesure a ciblé le 4 janvier courant le numéro de janvier 2006 de la revue mensuelle Al Hayet Athaqafia, éditée par le ministère de la Culture.
Aucune raison officielle n’a été notifiée par le ministère de l’Intérieur à la direction des journaux concernés pour ces saisies.


Recrudescence des atteintes à la liberté de presse
Le 18 Février 2006, L’OLPEC (Observatoire pour la liberté de presse, d'édition et de création en Tunisie)alerte l’opinion publique sur la multiplication des actes de censure qui frappent la presse tunisienne et étrangère en Tunisie. En effet, après les saisies en kiosques qui ont frappé trois périodiques tunisiens à la fin du mois dernier, le 7 février2006, les autorités ont interdit la diffusion du N° 257 du magazine Al Maraa Al Youm, édité à Dubaï. Il semblerait qu’un article de l’éditorialiste de cet hebdomadaire, E. Mihoubi, évoquant la maladie du président tunisien Ben Ali, soit à l’origine de cette censure. ( )
Les éditions du 4 et 7 février2006 du quotidien français Le Monde, ont eux aussi été interdites de diffusion en Tunisie. Rappelons que de nombreux journaux, dont la plupart des titres algériens et marocains, le quotidien français Libération, l’hebdomadaire Le Canard enchaîné, le quotidien de Londres Al Hayat sont totalement interdits de diffusion depuis plusieurs années, tandis qu’Al Quds Al Arabi est régulièrement interdit de diffusion.
Cependant , la police a interpellé sur la voie publique plusieurs défenseurs de droits humains ainsi que des membres de la rédaction du journal Kalima et les a délestés des exemplaires du journal en leur possession après les avoir soumis à une fouille. Rappelons que l’administration du ministère de l’Intérieur persiste à dénier à ce journal le droit à la publication, en dépit de l’accomplissement des formalités légales par l’équipe ;
Le 10 septembre 2005, l’équipe de Kalima a refait la formalité de la déclaration exigée par la loi (art 13 du code de la presse) pour la quatrième fois depuis 1999 en présence de représentants du TMG de l’IFEX, toujours sans obtenir le récépissé exigé par la loi pour la publication au journal officiel et pour l’imprimeur. L’équipe de Kalima publie le journal on line depuis 2000, mais le site est bloqué en Tunisie et les lecteurs Tunisiens n’ont pas accès au site. C’est la raison pour laquelle elle a décidé de le publier en papier avec des moyens propres et de le diffuser dans un circuit militant.
DLMM se joint à L’OLPEC sous la Presidence de Mohamed Talbi, dans l’inquiète face cette escalade de la censure qui frappe la presse tunisienne et étrangère au moment où les autorités publiques avaient promis de libéraliser la presse en Tunisie. Et rappelle que malgré l’abrogation de la formalité du dépôt légal pour les périodiques tunisiens, qui vient d’être décidée, celle-ci continue de s’exercer contre la presse étrangère et s’est transformée en une forme de censure préalable exercée par le ministère de l’Intérieur à chaque fois que les journaux critiquent la politique tunisienne ou évoquent les sujets tabous.
DLMM & L’OLPEC constatent que l’abrogation de la formalité de «dépôt légal» pour les périodiques tunisiens n’a pas été synonyme de liberté d’expression, bien au contraire, la censure a repris de plus belle. Ceci est la preuve que cette formalité de conservation de la mémoire, n’a pas été l’obstacle mais bien l’intolérance des autorités publiques à un climat de liberté de presse.
Les Libertés en Tunisie
Une délégation du "Collectif du 18 octobre pour les Droits et les Libertés" s'est rendue au cimetière du Jallaz à Tunis pour se recueillir sur les tombes des victimes de la sanglante répression du 26 janvier 1978. "Comme d'habitude une horde de voyous de la police de Ben Ali nous en a empéchés. Et avec la même agressivité, ces voyous nous ont éparpillés" résume Fathi Jerbi, membre du collectif. ( ).
Le 26 janvier 1978: "Le Jeudi noir" est resté dans les mémoires comme un acte de bravoure et de sacrifice pour défendre les intérêts vitaux des travailleuses et des travailleurs et les aspirations de tout un peuple pour la liberté. La grève a très vite dégénérée en émeute brutalement réprimée avec plus d'une centaine de victimes et des centaines de blessés dans les rangs de la population. Le film de feu Brahim Babay, Laylat Assanawat al-Achr (La nuit de la décennie) immortalise cette mémoire. ( ).
Ce jour-là, un jeudi, ironie de l'histoire, comme aujourd'hui, était décrété jour de grève générale par la glorieuse Union générale tunisienne du travail (UGTT) sous la direction de feu Habib Achour, compagnon de la libération et vieux militant du Destour et du Syndicalisme tunisien et non le Sénateur aéro-porté du même nom, membre de la milice du parti au sein du Barreau et de délégué omni-présent de l'agrégat des GONGOS régnantes (fausses ONG vivant comme des Ministères aux dépens du citoyen).
On était sous le Président Bourguiba et non sous la règne du Ministre de l'Intérieur Ben Ali. Feu Habib Achour fut condamné à 10 ans de prison ferme par une cour spéciale, puis grâcié une année après, parce que l'autoritarisme de Bourguiba s'accomodait de la notion de pardon, grande différence avec le règne absolu de son plus minable ministre de l'intérieur. Mohamed Salah al-Jabri, grand romancier osa alors évoquer les interdits dans son oeuvre magistrale Laylat Assanouat al-Achr". Feu Brahim Babay fît mettre en scène l'un des rares film d'auteur en Tunisie... C'était une autre Tunisie. ( ).
Lien historique entre le Collectif du 26 janvier et le Collectif du 18 octobre: Le "Collectif du 18 octobre" s'inscrit dans la droite ligne du "Collectif du 26 janvier". Collectif ad-hoc mis en place par des militants tunisiens de différentes familles philosophiques et politiques pour réclamer la libération des prisonniers politiques et leur rétablissement dans leurs droits ainsi que la cessation des harclélements et la réhabilitation de la glorieuse Union générale tunisienne du travail (UGTT). Le Collectif a réussi sa mission avant sa dissolution par l'aboutissement de ses revendications. ( ).
Ce lien entre les luttes civiques politiques du Collectif du 18 octobre et les luttes syndicales du Collectif du 26 janvier s'inscrit dans la continuité de la jonction entre le Mouvement de la société civile autonome, le Mouvement démocratique et le Mouvement syndical. Dynamique bellement amorcée par le Mouvement du 18 octobre. En témoigne l'implication massive de la base syndicale dans les comités régionaux de soutien au Mouvement. Cette jonction a représenté un moment à la fois rare et fort des luttes civiques, politiques et syndicales sous la dictature du général de brigade. Ce qui a a soulevé tant d'espoir au sein de la population et restera dans l'histoire, non comme un Moment commensal mais comme une Etape importante d'accumuluation et de capitalisation des longues années de luttes.
De 1978 à 2006, beaucoup de choses ont changé mais la fibre militante et l'idéal de liberté sont restés les mêmes, avec le moral des militants est toujours d'acier...
Comme l'ancestral "Collectif du 26 janvier" a aboutit, le Collectif du 18 octobre aboutira. Qu’on le veuille ou non( )...

TAIEB SMATI( ) – accuse Les responsables de Tunisnews qui refusent souvent de le publier( )
ISLAM ET OPPOSITION N’ONT JAMAIS ETE L’APANAGE DE LA NAHDHA ( )
Les responsables de Tunisnews refusent souvent de me publier des courriers d'informations et d'échange d'opinions avec ses lecteurs. Pour eux, les divergences de la libre expression doivent se robotiser pour se soumettre au baromètre des intérêts de ceux qui se cachent réellement derrière ce site.
Cette attitude négative s'est toujours enveloppée dans un cadre d'exclusion de racisme politique jouant à la faveur de certains personnages médiatiques bien connus de tous les Tunisiens.
L'esprit du fond de commerce au nom du pluralisme et de la diversité reste encore enraciné dans le subconscient des meneurs des tribunes. Mais, l'émotion fictionnelle de la «fanfardise» des discours politiques publicitaires ne peuvent aboutir à la désinformation.
Combattre la censure locale par la censure aux sites internationaux dans un monde qui ne respecte plus les frontières de souveraineté, est un acte de maladresse et de manque de professionnalisme. La religion, la liberté et la démocratie n'ont jamais eu de nationalité ou de titre privé.
A cet effet, il me semble que l'équipe de Tunis news ne cesse de porter haine et mépris à ma personne et mon parti LE PARTI ISLAMI TUNISIEN par une délégation de pouvoir à peine voilée. Incolore, inodore, l'obstruction inexpliquée à la publication de mes écrits ne trouve de justification sauf une tentative inespérée de rendre service à d'autres formations politiques dont la conduite a déjà fait preuve de stérilité et de catastrophes sociales à leurs alliés.
La réalité du vécu quotidien des Tunisiens ne pourrait nier les souffrances séquellaire à l'entêtement incontrôlé d'un duel perdu d’avance. Si le monopole de la religion Musulmane présume être déjà détenu en Tunisie par une poignée d’intégristes fanatiques assez dangereux , l'Islam n'a jamais été une propriété privé ou un produit de commerce et de sur enchère.
Certains compatriotes se considèrent les tuteurs de la religion musulmane en Tunisie et se prennent pour les seuls véritables musulmans. Le comble dans toute cette compétition, l'équipe de Tunis News s'interpose par la censure pour la suffocation des voix et des esprits refusant cette notion de tutelle et propriété d'un domaine spirituel universel.
L’impartialité de l'équipe de Tunis News a toujours œuvré pour mettre à l'ombre des revendications de redressement de personnages qui se prennent pour élites de la société civile.
La Tunisie n'est cependant pas à vendre et les Tunisiens ne sont les domestiques de personne. Si notre pays demeure altéré par la mauvaise gouvernance de la dictature de Ben Ali, seul notre peuple est capable de l'écarter du pouvoir à tout moment.
Tant que les Fourmies, les parasites et les insectes dominent la scène de l'opposition politique par leurs attitudes de charité occidentale, cette dictature continuera à être une épine à la gorge des spécialistes du marketing politique qui obstruent la voie de la sincérité et de la crédibilité du militantisme patriotique pour la libération de la Tunisie des griffes de la mafia au pouvoir qui séquestre tout un peuple et tout un pays depuis plus de dix-huit ans.
L’équipe de Tunis news a fait preuve d'entretenir et distribuer un message stipulant que le monopole de l’opposition politique en Tunisie est détenu par une opposition de « vitrine », se prosternant aux pieds de la dictature, et dont le peuple tunisien, tout entier, s’en est lavé les mains depuis belles lurettes.
La persistance d'un spectre politique hémiplégique n'est qu'une forme d'appui et de soutien à une frange minoritaire perdue dans la sphère de l'effervescence qui s'effectue sous les cendres de la souffrance , des larmes et du sang des victimes du régime politique criminel.
En tout état de cause , les responsables de Tunisnews affirment par leurs gestes de censure répétée qu’ils ne sont pas au service de la chère patrie toute entière mais uniquement au service de «commis» opportunistes et fanatiques désorientés dans le temps et dans l'espace .
La Tunisie n'est plus celle de 1986.
De nombreux compatriotes accablés par la contrainte de l'exil et de la nostalgie à l’étranger, devraient remettre leurs pendules à l’heure.
Combattre la censure par la censure, il n’ y a pas pire ! C'est une forme de torture et de racisme non déclarés. Il faudrait être véritable dictat, ingrat et ignorant pour le faire. Changer de camp, pour se transformer en pape ou imam, n'a jamais constitué un échappatoire aux dérives et à la complicité aux violations manifestes.
D’ailleurs lorsqu’on se rappelle qu’un grand nombre de nos soit disant actuels opposants politiques et leurs médias, notamment certains de Tunis news, étaient il y a peu de temps le bras droit du régime dictateur en tant que conseillers, ministres, « COMMIS »…, on comprend parfaitement pourquoi la censure est de rigueur. Tunis news est incapable de blanchir la honte et l'hypocrisie de l'itinéraire résiduel des faux militants des tribunes synthétiques.
La persistance de la crise politique et sociale en Tunisie nourrit le « profitarisme » et le favoritisme des implantés à la façade de l'opposition de Commerce politique. Le très sérieux et courageux PARTI ISLAMI TUNISIEN, son secrétaire général, ses adhérents et ses sympathisants ne peuvent être écartés de la scène politique Tunisienne malgré les taquineries maladroites de Tunis news et consorts.
Le refus de publications de mes écrits à Tunis news se condense, de plus en plus, dans un contexte d’exclusion et asphyxie de la liberté d’expression. Cette censure engagée par l’équipe de Tunis news contribue à étouffer l’opinion tunisienne à des fins qui renforcent la position de la dictature.
Cette attitude privilégie les opportunistes de l’opposition aux dépens des voix sincères et crédibles surgissant des persécutions obsessionnelles du régime oppressif.
Les détendeurs des tribunes de la factice opposition qui profitent de l’aisance administrative et financière de la cosmétique pluraliste ( passeport, C.I.N, indemnités de voyage, gratuité de séjour à l'étranger, billets d’avion, gardes du corps, ressources personnelles sécurisantes , largesses fiscales, interventionnismes …) pour dégager un faux discours complaisants tournant autour de revendications d’ELITES totalement isolées de la base et «assynchronisées» avec le rationalisme des réformes nécessaires au décollage.
A ce sujet, il me semble que Tunisnews a pris position contre le courant de la liberté d’expression et l'engagement aux réformes impératives. En toute irresponsabilité l’équipe de Tunis news contribue à protéger hypocritement l’injustice et se met au coté des opportunistes qui ne vivent que de notre malheur et dans les marécages des capitales européennes où ils viennent d’effectuer une tournée «honteuse» dite « réussie ! » pour confronter un isolement local accablant des manipulateurs des scandales politiques à l’intérieur de la Tunisie.
Notre peuple n’a jamais été naïf pour croire aux promesses de réformes de ceux qui n’ont cessé de gonfler leurs comptes en banque aux dépens de nos souffrances, nous réels opposants politiques, interdits de passeports, de travail, de sécurité sociale…et sous contrôle policier étroit 24/24 et qui avons toujours souffert pour faire parvenir notre voix ailleurs, nous nous confrontons à l'obstacle de ceux qui présument défendre la liberté d'expression et la démocratie en Tunisie. A ce sujet Tunis news et ses acolytes persévèrent à enfoncer le couteau dans la plaie, notre plaie, et nous font souffrir davantage en se rangeant du coté de la censure.
Eux, menteurs, qui prétendent combattre la censure, eux, menteurs, qui se servent de nos malheurs pour mener la vie des princes ici et ailleurs, eux menteurs qui écrivent trop pour ne rien dire, eux menteurs…eux menteurs…
Aucune contrainte directe n’est en mesure de toucher Tunisnews à l'étranger et pourtant son équipe refuse de publier des vérités amères touchant notre quotidien sous l’emprise du banditisme politique tout simplement parce que l’auteur est banni par cette opposition de « vitrine» qui cherche beaucoup plus la « VEDETTARIA »que l’intérêt supérieur du peuple tunisien, peuple, Ô combien avide d’une opposition crédible et comparable à celle que d’autres pays connaissent ! Ma déception est si grande, autant que votre engagement hypocrite, mené hors du pays hors de nos cœurs blessés et hors du véritable militantisme patriotique, est si petit, si insignifiant, si minable( ).
Promotion féminine en Tunisie
A l’occasion de la proclamation de l'indépendance de la Tunisie le 20 mars 1956 – après une colonisation de la France depuis 1881–, le CSP en Tunisie a fait l'effet d'une bombe, sans enregistrer une grande opposition sociale.
Proclamé en temps de Beylicat (monarchie), aboli quelques mois plus tard pour un régime républicain, ce CSP sans faire l’objet d’aucune consultation des acteurs de la société civile promulgué à l’aaraché de certains ulémas et théologiens de Palais – a tracé clairement la voie du projet de société que le président Habib Bourguiba défendait farouchement durant son long règne de 30 ans en tant que chef d'Etat.
Depuis, la promotion féminine a été et reste en Tunisie un instrument de modernisation Rien ne vient du néant. Surtout pas un CSP aussi féroce au vu de la structure de la société tunisienne des années cinquante.
Bourguiba a été en fait fidèle au courant réformiste occidentaliste qui a commencé à voir le jour en Egypte dès le XIXè siècle et le début du XXè, animé par les élites, formées en France ou à l’Université Islamique de la Zitouna.qui a été vidée de son contenu dés la prise du pouvoir de Bourguiba
Ces tunisiennes, par qui le scandale arrive !
Aujourd'hui, pour les générations de femmes nées ou ayant grandi après l'indépendance, plusieurs paramètres concernant leur vie privée et publique sont balisés depuis longtemps et ne constituent plus d'entraves à leur bien-être inscrits clairement dans les textes coraniques, grâce et à l'Ijtihad – réflexion positive des hommes de religion allant vers l'esprit et non à la lettre du Coran –, la polygamie a été abolie, l'adoption autorisée, l'héritage remodelé Les portes du savoir lui sont ouvertes. Elle est électrice et éligible. Le contrôle de sa fertilité est son affaire propre : droit à la conception et à l'avortement sans l'autorisation de personne et dans l'anonymat gratuit dans tout hôpital de la Tunisie.
Le 8 mars 1988, le Président Ben Ali avait considéré les dispositions prises en faveur de la femme, et notamment le code du statut personnel, comme un «acquis civilisationnel» à préserver. La condition de la femme en Tunisie est devenue un exemple pour plusieurs pays arabes et islamiques, car l’approche tunisienne concilie modernité et traditions, sans négliger l’identité arabo-musulmane. Il y avait, un mouvement attaché au principe d’une éducation traditionnelle. Un autre était importé tourné vers le modèle occidental.
Un long débat a été engagé au lendemain de l’indépendance pour mettre en place un texte juridique susceptible de concilier entre les bienfaits de la modernité et les exigences de la tradition arabo-musulmane.
On a décidé enfin de trancher en tenant compte des résultats du débat et, à la faveur d’une volonté politique, un texte avant-gardiste a été adopté, qui est le code du statut personnel. Un texte qui constitue une fierté pour la femme tunisienne. Il exprime la vérité selon laquelle il n’y a pas d’identité sans modernité, et pas de modernité sans identité.
Après le Changement du 7 novembre1987, un autre débat a été engagé. Un mouvement a même suggéré un retour en arrière, pour revenir, entre autres, à la polygamie, à l’autorité exclusive du père au sein de la famille… D’où des mesures prises en 1992, et qui se sont traduites par les amendements apportés au texte en 1993. Ces dispositions, tirent le meilleur profit de la modernité, consacrent aussi les préceptes de l’Islam. Cela peut être vérifié, entre autres, à travers la question relative à l’héritage. Des dispositions ont été prises aussi en ce qui concerne le divorce : dans un souci de prévention, les époux sont invités à des séances de conciliation.
L’éternelle problématique de la femme musulmane
Il n’y a pas un jour qui passe sans que les informations, la télévision, les journaux, bref toute l’armada médiatique internationale, ne rapporte quelque chose liée - de prés ou de loin- à l’islam. Bien évidemment, rien de gratifiant dans tout ce que l’on nous étale sur le sujet. Que cela soit un article d’analyse, une opinion, un thème de conférence, une information relatant un événement donné, il y a toujours en clair ou en filigrane un aspect très négatif, voire dédaigneux, quelque fois malsain, de la « chose » islamique.
Il y a un vrai problème avec l’islam et toutes ses composantes( ) : civilisationelle, culturelle, idéologique, religieuse.. L’islam serait finalement incompatible avec toutes les valeurs de la modernité occidentale. Un grand réfractaire, comme dirait Jacques Berque. Il est surtout réfractaire à ce que le monde moderne, considère - et ce à juste titre- comme l’un des critères du progrès d’une société : l’émancipation de la femme.
La problématique de la femme en islam représente le point douloureux, essentiel, inévitable. Elle fait l’unanimité. Le consensus. En occident et même -eh oui ! - dans le monde musulman. Alors s’agit-il de mythes ou de réalités ? Je pense sincèrement en tant que femme musulmane concernée par les changements actuels de nos sociétés musulmanes, que les deux concepts existent et vont de pair.
Tant que nos sociétés musulmanes font l’impasse sur les vrais problèmes de la femme, notre image de société retardataire sera amplifiée par l’occident et ce à juste titre. L’occident met tout sur le dos d’un islam responsable de tous les préjudices, et le monde musulman trahit cet islam, jour après jour, car il est à des années lumière de la véritable dimension de ce message spirituel. L’occident juge le comportement et la façade « trop islamique » de nos communautés et il a parfois pas tort, car nous nous acharnons à être des musulmans en apparence, rarement en profondeur. Si chez les occidentaux, on fait dans la paranoïa, chez nous on excelle dans l’art de la contradiction.
En Occident : Le délire paranoïaque !
Selon la vision occidentale, la femme musulmane détient tous les records en matière de discrimination, d’aliénation et de sous-développement. Elle est l’image personnifiée de la femme soumise. Soumise à l’homme, aux coutumes tribales, aux lois intransigeantes de cette religion qu’est l’islam. Elle est la victime inéluctable d’un islam totalitaire, machiste, tyrannique. Pauvre créature de l’ombre, voilée de tout bord : burka, tchador, hidjab.
L’Occident, toutes tendances confondues, est convaincu de la nécessité voire l’obligation de prendre la défense de cette pauvre victime de l’islam. Oui, victime de l’islam et de rien d’autre. Car qu’on se le dise une fois pour toutes, cela ne peut être qu’inhérent à l’essence même de l’islam. Les acrobaties intellectuelles et les analyses déductives et réductrices proviennent - pour le cas de la femme musulmane- exclusivement de la même vision ethnocentrique.
Au Maghreb si la femme reste soumise à des lois patriarcales, c’est la faute à l’islam. En Egypte, si elle est victime de mutilations sexuelles, c’est toujours la faute à l’islam. En Méditerranée selon où on se trouvera, rive nord ou sud, le machisme est forcément islamique coté sud, il est purement méditerranéen coté nord. En Espagne, chaque semaine une femme meurt pour cause de violence conjugale ( ).
L’explication est immédiate : c’est le taux élevé de chômage féminin qui favorise ainsi les abus domestiques, explication un tantinet incongrue, mais elle est donnée par le très sérieux parti socialiste espagnol( ). La même constatation de violence conjugale au Maghreb, aurait eu pour fondement, non pas la dépendance économique à l’instar de l’espagnole, mais les exactions de la tradition islamique. C’est logique et cela va de soi.
En Inde, selon des traditions hindoues, des femmes sont brûlées vives, pour cause d’une culture particulière à tendance métaphysique, mais qu’on se rassure, totalement inoffensive pour les valeurs occidentales, alors on n’en fait pas tout un plat. On sait fermer les yeux et on sait être discret devant des « contraintes culturelles ».
Par contre au Bengladesh et au Pakistan voisins - jadis formant le même pays et de même essence culturelle Hindou - les mêmes scènes de femmes brûlées sont dues aux lois inhumaines de la Sharia islamique. Il en est de même pour les « crimes d’honneur » dans le continent Indo-Pakistanais, cela dépend de l’espace géographique et l’appartenance religieuse.
Du coté de la religion hindoue on analyse le coté anthropologique et sociologique de la chose en essayant de comprendre. Du coté musulman, il n’y a plus rien à comprendre, on est écœurés par ces crimes immanents des textes islamiques. On se doit de les dénoncer et on en fait des reportages télévisés aux heures de grande écoute. En Amérique latine, la violence sexuelle, la discrimination quotidienne des milliers de femmes indigènes, sont consubstantielles aux dynamiques internes des sociétés en question.
Les femmes mayas et aztèques drapées de leurs habits traditionnels, dont beaucoup sont voilées, sont le reflet de la résistance culturelle, du respect de traditions séculaires. Au Yémen, dans le Sud marocain, en haute Egypte, dans les émirats arabes, les femmes vêtues de leurs tenues traditionnelles : (même si elles sont aussi différentes les unes des autres, qu’importe, elles seront toutes « islamiques ») seront le reflet de l’acculturation, la soumission aveugle, de l’arriération.
Le sari hindou est révélateur d’une appartenance identitaire totalement légitime, ouverte, exotique, qui n’incommoderait personne. Le tchador perse, le Haik maghrébin, le foulard de la jeune étudiante égyptienne est par contre symptomatique d’une identité refuge, fermée, aliénée. Une atteinte aux droits de la femme. Toujours, la faute à l’islam, rien de culturel, ni d’exotique. On ne s’amuse pas avec ce genre d’atteintes aux droits humains.
Chez la femme Hindoue, Bouddhiste, Inca, Japonaise, c’est la fidélité à l’identité culturelle, chez la musulmane - quelque soit son ethnie - c’est l’expression inconditionnelle du fondamentalisme islamique. Les femmes aux caraïbes ont une tenue traditionnelle - minimaliste certes - pas du tout conventionnelle, mais qui penserait parmi les occidentaux aller occidentaliser les mœurs des femmes caraïbéennes ?
Une vrai insulte à la diversité culturelle de l’humanité. Toutes les femmes de la terre auraient le droit à l’expression culturelle, vestimentaire entre autres. Droit inaliénable, mais dès qu’on appréhende le monde musulman, le droit au relativisme culturel s’évapore. Il ne faudrait pas confondre les choses ! Récemment en Espagne a éclaté une affaire « foulard islamique 2 », pâle « remake » de sa consœur en France il y a quelques années.
Toujours le même scénario classique, apocalyptique, où les valeurs de la laïcité, de la démocratie, de l’intégration des immigrés sont mises en danger par le foulard en question. Pour avoir une idée du niveau du débat : Un haut fonctionnaire de l’Etat espagnol a comparé le voile islamique à l’excision. Quelle élégance !
Et pour bien enfoncer le clou, une intellectuelle d’origine égyptienne, de passage à Madrid, questionnée sur le thème, décrit le voile islamique comme le symbole de l’esclavagisme( ). Étant donné que c’est une intellectuelle arabe qui le dit, cela a plus de crédibilité. Les occidentaux sont réconfortés par ce genre de discours : « Voyez de vous-même même là-bas il y a des gens qui pensent juste, c’est à dire comme nous !!! ».
Dernièrement aussi, les nouvelles de la musulmane nigérienne accusée d’adultère font la une des informations télévisées occidentaux, les organisations féminines et autres s’unissent pour sauver cette femme de la Sharria islamique. Au - delà du fait que pour raison humanitaire, il est légitime de sensibiliser l’opinion publique internationale. Pourquoi ce sont toujours les mêmes thèmes sensiblement islamiques qui passionnent les médias, alors qu’a travers le monde il y a des milliers de cas de femmes musulmanes ou autres qui méritent autant sinon plus d’attention et de sensibilisation.
Pourquoi les femmes Palestiniennes et Irakiennes ne suscitent-elles pas un tel engouement ? Les souffrances quotidiennes et l’injustice inhumaine qu’elles subissent, ne sont-elles pas assez intéressantes de point de vue médiatique, pour qu’on daigne leur accorder un tant soit peu d’importance ??
Comment peut-on rester insensible à tant d’horreurs et au nom de quelle éthique et de quelle probité intellectuelle dénonce t-on ce qui est « intéressant » et ce qui ne l’est pas ? C’est bien entendu toujours deux poids deux mesures quand il s’agit de ce monde musulman, si particulier !!
Le plus sympathique, quant au débat concernant la femme en islam, c’est que même au sein des communautés musulmanes on est conscient du problème : « Eh oui, la question de la femme musulmane c’est un vrai problème ! » diront, nos frères dans la croyance, ceux qui sont concernés par l’image de l’islam. Consternés, ils le seront. ( )
Et c’est à gorge déployée qu’ils vont nous réciter tous les droits de la femme en islam. Ils les connaissent même par cœur. Mais, dans la réalité, le quotidien de tous les jours, leur comportement envers ces mêmes femmes musulmanes est loin d’être exemplaire. Il est même sidérant. Pour la théâtralisation de l’Islam il n’y a pas plus champion que les musulmans. Nos frères dans l’islam interprètent la religion selon une géométrie variable quand il s’agit des femmes.
Ce sont leurs égales en théorie, mais dans la pratique elles restent inférieures. Elles ne sont pas incluses dans les grandes décisions que prennent ces messieurs. Elles restent dans l’ombre, marginalisées par un consensus masculin tacite. On répond à leur place, on décide à leur insu, on les défend, on les protége, on les étouffe. Elles demeurent sous l’éternelle tutelle des hommes musulmans. À la limite on leur organise des journées, on les encourage à créer des associations féminines.
Elles y feront de la couture et de la broderie, un peu de culture, en attendant que les frères débattent des vrais problèmes de la communauté. Lors des conférences on édifie des barrières, les « sœurs » d’un coté les « frères » de l’autre. La mixité : C’est à éviter dans les rencontres « islamiques » pour respecter les normes. Ailleurs, il faut s’adapter aux normes de notre temps, on devient soi-même, normaux, humains.
Dans une ambiance « islamique » on est des acteurs, des inhumains, des anormaux, pour faire semblant. Et gare à celui qui ne fait pas semblant : il n’est pas très « islamique ». D’ailleurs il est extraordinaire de voir comment le comportement du frère diffère dés qu’il s’agit de sœurs musulmanes engagées.
C’est certes le respect, mais enrobé d’une dose de méfiance ou plutôt de gêne qui rend l’atmosphère un tant soit peu électrique. Le respect se transforme en gaucherie, embarras et confusion dés que les frères et sœurs sont ensemble comme par magie ! On s’évite, on se salue avec le regard dérobé, de loin. On se dit le minimum. .......
Autrement, et quand il s’agira des femmes musulmanes non engagées, ou toutes les autres qui n’ont rien à voir avec la communauté musulmane, ces même frères auront à leurs égards un comportement de camaraderie et d’amitié très sympathique.
Ils seront très décontractés. Il ne s’agit pas de se perdre dans des détails superflus, mais ce sont là les symptômes d’un malaise qui n’échappe à personne quand il s’agit de nos communautés et qui en disent long sur notre façon erronée d’appréhender le religieux. Uniquement sur le registre de l’interdit (el haram) et de la culpabilité.
Sincèrement, je ne comprends pas d’ou nous viennent ces normes de rigidité, de tension, de malaise interne. Alors que c’est justement bien le contraire de tout cela qui a édifié la gestion de la cité musulmane lors de la révélation. Les femmes et les hommes étaient ensemble, unis, liés par cette lumière qui est la foi et qui faisaient d’eux des êtres humains avant tout.
Des être humains soumis au Créateur de ce monde. Les femmes étaient même au devant de la scène, discutaient, devisaient, dialoguaient, se plaignaient quand un compagnon les offensaient, parce qu’elles avaient compris que le message de l’islam était libérateur.
Leurs droits, ce n’est pas les hommes qui devaient en convenir, ce n’est pas les hommes qui les sommaient de faire ou de ne pas faire, d’être ou de ne pas être. C’est Dieu, lui seul, qui leur ordonnait et c’est à Lui seul qu’elles obéissaient et qu’elles se soumettaient. Par quel travers d’esprit, somme nous devenues aujourd’hui nous femmes musulmanes soumises aux hommes et non à Celui qui les a
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DLMM- Les libertés Fondamentales des femmes en Tunisie

Tunisieamie March 08, 2006 10:46AM

Re: DLMM- (2)Les libertés Fondamentales des femmes en Tunisie

Tunisieamie March 08, 2006 10:54AM

Re: DLMM- (3)Les libertés Fondamentales des femmes en Tunisie

Tunisieamie March 09, 2006 10:12AM

Re: DLMM- (4)Les libertés Fondamentales des femmes en Tunisie

Tunisieamie March 09, 2006 10:16AM

Re: DLMM- (5)Les libertés Fondamentales des femmes en Tunisie

Tunisieamie March 09, 2006 10:19AM