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Re: DLMM- (3)Les libertés Fondamentales des femmes en Tunisie

March 09, 2006 10:12AM
Dr Moncef Marzouki, s’est prononcé sur le site TUNEZINE( ), le 3 janvier 2006, au sujet des propos tenus par le Ministre des Affaires religieuses: «Il y a quelques années, une association islamiste de Paris m’a invité à donner une conférence sur les droits de l’homme en Tunisie. J’ai commencé par dire que c’était en tant que démocrate et laïque que j’allais exposer ma vision du problème. Le présentateur s’empara immédiatement du micro pour expliquer à l’auditoire que le conférencier ne voulait pas dire qu’il était athée.
«Dans le monde arabe le concept est un fourre-tout aux sens multiples. Pour les dictatures comme celles de l’Irak de Saddam, de la Syrie ou de la Tunisie d’aujourd’hui, laïcité signifie modernité et occidentalisation. Pour les divers islamismes, elle est comprise comme rejet autant de l’islamisme que de l’islam. Pour les démocrates, elle recoupe une vision rejetant à la fois islamismes et dictatures. Nulle part dans le monde arabo- musulman, la laïcité n’a pu s’imposer avec le sens qu’on lui donne en France.
«Des hommes comme Atatürk, Reza Pahlavi ou Bourguiba seraient horrifiés de voire l’étendue et la profondeur de la réislamisation des sociétés turque, iranienne et tunisienne, aspect le plus patent de leur échec à instaurer et faire tenir en terre d’islam la laïcité à la française. Il est vrai que les Arabes et les Musulmans ont beaucoup de difficultés à comprendre cette notion si étrangère à leur culture et à leur histoire.
«J’essaye d’imaginer le long processus historique qui a rendu inéluctable le divorce à l’amiable signé en 1905 entre l’Eglise catholique et l’Etat républicain : les bûchers de l’Inquisition, les affaires Galilée et Giordano Bruno, la réforme et son terrible coût, le lien étroit avec la monarchie, les Chouans, le Sacré -chœur édifié en remerciement à la Vierge pour la défaite des Communards. Lourd contentieux en effet où Eglise rime avec réaction. En poussant plus loin la réflexion sur les causes du divorce, celle-ci apparaît comme une nécessité politique pour renforcer la République .
«Comment fonder l’égalité, cette valeur fondamentale de la Révolution française, entre les catholiques majoritaires et les minoritaires protestants ou juifs, autrement que par une citoyenneté garantie par un Etat religieusement neutre. La solution reste toujours valable et il est temps que les musulmans de France, comprennent que ce n’est que sous la bannière de la laïcité, qu’ils pourront défendre efficacement leurs droits, dont celui à l’égalité.
«Dernière condition expliquant le miracle de la laïcité : l’existence de deux corps parfaitement identifiables, depuis longtemps distincts et autonomes et qui peuvent de ce fait se marier ou divorcer selon leurs humeurs ou leurs intérêts. Si l’on se transpose maintenant dans l’univers culturel arabo- musulman, non seulement tous ces pré- requis historiques, politiques et structuraux n’existent pas, mais certains semblent fonctionner dans la direction opposée.
«L’inexistence d’une ‘’ église’’ islamique rend le divorce impossible avec un Etat dont la fonction essentielle a été dés sa naissance la protection et la promotion de l’islam .Mais est-ce là une caractéristique propre aux seules sociétés musulmanes ?
«Personne ne fait grief à Israël d’être un Etat théocratique ou à la Norvège d’inscrire dans sa constitution que c’est le christianisme protestant qui est le fondement de l’Etat. Qui n’a jamais mis en cause le système politique de la Grande-Bretagne, dont la reine est à la fois chef de l’Etat et chef de l’église anglicane ? N’est -ce pas la situation française qui est plutôt l’exception et non la règle ?
«Mais il y a des raisons encore plus profondes qui expliquent l’échec d’Attaturk de Reza Pahlavi ou de Bourguiba.
«L’islam est politiquement ambivalent car il peut être tout aussi bien le pilier de tout régime réactionnaire et le porte-drapeau de toutes les révolutions. La dynastie Ibn Séoud fait aujourd’hui face à une remise en cause basée sur l’idéologie qui l’a portée elle-même au pouvoir. Pour comprendre cette spécificité culturelle, il faut imaginer la Commune de Paris se faisant au nom du « vrai » christianisme et élevant sur la butte de Montmartre sa propre chapelle.
«Quant à la revendication égalitaire, elle trouve son fondement dans les commandements du Coran. Certes cette égalité n’est pas satisfaisante, notamment en matière de droits de la femme, mais elle n’en reste pas moins vivace et mobilisatrice dans le domaine politique et social. Rappelons que l’islam est aussi la clé de voûte de l’identité.
«Pour un Tunisien, comme pour un Syrien, le sentiment d’identité saute presque sans transition du niveau familial et clanique à celui de la Oumma (communauté islamique). La notion de Watan (patrie) en vieil arabe signifie l’endroit où l’on s’installe momentanément. N’a-t-on pas vu des Etats s’en aller avec armes et bagages pour se tailler un fief très loin du pays d’origine ? Les Omeyyades émigrèrent de Syrie en Andalousie au VIe siècle. Les Fatimides abandonnèrent au XIIe Mahdia pour aller fonder Le Caire. Les Arabes ont toujours habité leur religion et leur langue, non un espace physique défini et clos pour toujours.
«Voilà pourquoi le concept de laïcité n’a pas pris et ses chances de prendre dans les sociétés arabes et musulmanes sont quasi-nulles. Une image de la biologie permettra de mieux saisir la situation. Pour être efficace, la molécule d’un médicament doit impérativement pénétrer dans la cellule. Pour ce faire, elle doit d’abord s’unir, un peu à la manière d’une clé dans une serrure, avec une structure au niveau de la membrane cellulaire appelée récepteur. Sans ce récepteur elle ne peut être fixée, transportée à l’intérieur de la cellule et métabolisée. Tout se passe comme si la laïcité avait rebondi à la surface de nos sociétés, faute de récepteurs culturels façonnés par l’histoire.
«A la question, comment peut-on être laïque en terre d’islam la réponse est qu’on ne peut pas l’être ou à la façon d’un corps étranger dans un organisme.
«La bonne question est plutôt : comment défendre en terre d’islam, non la forme, mais l’essence des valeurs défendues en France sous la bannière de la laïcité à savoir l’égalité, la liberté et la fraternité. Or ces valeurs peuvent et doivent être défendues face à la montée des intégrismes sous la bannière de la démocratie, qui a le double mérite d’être plus universelle et moins chargée de connotations anti-religieuses. Toute tentative de mélanger les genres et d’assimiler la démocratie à la laïcité ne servira qu’à affaiblir le projet démocratique arabe au seul profit de l’intégrisme.»
Les caricatures du prophète de l’Islam
Ces caricatures frappentent gravement les croyances fronfondes des Musulmans de par le Monde et constituent une provocation agressive et provocatrice de très mauvais goût. Ces réactions légitimes suscitées par les caricatures concernant le Prophète de l'islam dans le Monde Musulman et dans le Monde Occidental en particulier, témoignent de l'ampleur des incompréhensions et des malentendus qui alimentent les tensions et les haines.
La chambre des conseillers (Sénat) et les avocats tunisiens ont condamné jeudi les caricatures du prophète Mahomet publiées par un journal danois et reproduites par plusieurs médias européens. Dans un communiqué, les parlementaires estiment que ces caricatures "nourrissent la haine" et constituent "un acte de provocation à l'égard des religions et des croyances".
Tout en appelant à "éviter de porter atteinte aux symboles sacrés et de semer le ressentiment et l'amertume", ils se déclarent hostiles à l'extrémisme et à la violence. ( )
Le rédacteur-en-chef du magazine chrétien norvégien Magazinet, Vebjoern Selbekk, a répété qu'il "regrettait profondément" l'offense faite aux musulmans, indignés par les caricatures du prophète Mahomet, sans toutefois s'excuser pour la publication elle-même.
Le Conseil islamique, organisation parapluie pour les musulmans de Norvège, s'est dit satisfait des regrets de M. Selbekk, à la formulation desquels l'organisation a contribué. "Je m'adresse personnellement au milieu musulman pour dire que je suis désolé que vos sentiments religieux aient été blessés (...). Cela n'a jamais été notre intention de blesser qui que ce soit", a déclaré M. Selbekk lors d'une conférence de presse.
"En tant que rédacteur-en-chef, je n'ai pas complètement réalisé combien la publication du fac-similé (des dessins d'abord parus dans le journal danois Jyllands-Posten, ndlr) était blessante. Je tiens à m'en excuser aujourd'hui. Je regrette profondément que vos sentiments religieux à vous, musulmans, aient été blessés par ce que nous avons fait", a-t-il ajouté.
Le Conseil islamique, qui représente de nombreuses associations musulmanes et de nombreux imams de Norvège, a accepté ces "excuses". "Nous sommes heureux que M. Selbekk ait compris combien cela a été douloureux pour les musulmans et nous demandons aux musulmans d'accepter ses excuses", a indiqué l'organisation dans un communiqué. "Les imams de Norvège condamnent tout recours de la violence et toute menace d'y recourir, que ce soit par ou contre les musulmans", précise le communiqué. Adoptant une ligne similaire à celle de Jyllands-Posten, M. Selbekk n'a pas expressément présenté d'excuses pour la publication, elle-même, des caricatures. Le journaliste avait confié jeudi à l'AFP qu'il "réfléchissait à des mesures de réconciliation" en liaison avec le Conseil islamique. "Il y a des limites au-delà desquelles je ne peux pas aller (...) Autrement, je peux me chercher un autre travail", avait-il toutefois précisé, excluant ainsi des excuses inconditionnelles.
Le 10 janvier2006, son petit périodique avait été le premier organe de presse à reproduire les dessins parus le 30 septembre2005 dans Jyllands Posten et repris, depuis, dans de nombreux journaux. L'islam interdit les représentations de Mahomet. Une large majorité de Norvégiens (57%) estime que les médias n'auraient pas dû publier ces caricatures, révèle un sondage paru dans le journal Aftenposten, tandis que 30% sont d'un avis contraire et que 13% se disent incertains( )
Youssef Al-Qardaoui, un influent religieux qatariote d'origine égyptienne, a dénoncé les "débordements" de violence qui ont eu lieu durant les manifestations de musulmans contre la publication de caricatures de Mahomet. "Lorsque nous avons appelé à ce que vendredi dernier soit un jour de colère, nous voulions que cette colère soit réfléchie et sage", a déclaré cheikh Qardaoui lors du prêche du vendredi à la mosquée Omar ibn al-Khattab à Doha. "Je déplore les débordements et le dépassement des limites, qui ont eu lieu dans certains pays où des ambassades, des consulats et des propriétés privées ont été incendiées", a-t-il affirmé. ( )
"Nous ne voulons pas de cela", a ajouté le cheikh dont le programme télévisé hebdomadaire sur la chaîne qatariote al-Jazira est largement suivi dans le monde musulman. "Nous avons appelé à une position positive. Nous n'avons appelé à tuer personne comme certains journaux l'ont prétendu", a-t-il ajouté, annonçant "le lancement d'un site internet pour la défense du prophète".( )
Cheikh Qardaoui a consacré une partie de son prêche au mouvement islamiste palestinien Hamas et a appelé les pays arabes à "appuyer et à protéger" le mouvement, qui a remporté les élections législatives palestiniennes.
Le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal, a assisté au prêche. M. Mechaal a proposé de "jouer un rôle pour apaiser" les esprits dans l'affaire des caricatures controversées, qui a provoqué une vague de violences dans le monde musulman.( )
Manifestation en ligne Yezzi contre le régime
Dans un communiqué du 1er novembre 2005, la manifestation en ligne Yezzi contre le régime lancée le 3 octobre 2005, a incarné un fait sans précédent sous le règne l tunisien . De par leur nombre, leurs classes d’âge, leurs parcours (ancien ambassadeur, ancien candidat à l’élection présidentielle, journalistes, médecins, ouvriers, chômeurs, avocats, étudiants, etc.) et leurs appartenances politiques si variées, des centaines de tunisiens se sont réunis pour dire d’une seule voix « ça suffit » (« Yezzi, Fock(*) ! » en tunisien). Un slogan contre les pratiques répressives notamment en matière de liberté d’association, d’expression et d’information.
A peine deux semaines plus tard, et pour les mêmes motifs, une grève de la faim illimitée a été entamée à Tunis par 8 personnalités de provenances aussi diverses, exigeant le même respect des libertés fondamentales des Tunisiens. Cette unanimité des revendications se trouve, du reste, fort bien symbolisée par la présence du gréviste de la faim, Maître Samir Dilou, parmi les manifestants en ligne. Notons par ailleurs, le passage à tabac barbare dont a été victime Ghassen Ben Khélifa, militant proche des grévistes et manifestant lui aussi sur le site Yezzi.org. Et, à cet égard, Yezzi.org réitère son soutien et sa solidarité à toutes les initiatives, quelles que soient les fronts ouverts, contre la nature dictatoriale du régime tunisien.
La manifestation Yezzi n’est qu’à ses débuts. Pourtant, et malgré la censure du site en Tunisie (18 heures à peine après son lancement), sa fréquentation a atteint, dès le quatrième jour, un pic de près de 14 000 connexions/jour. Outre les centaines de courriels d’encouragement, le nombre des participants ne cesse de croître, dépassant les 200 personnes, sans compter les participations artistiques. Par ailleurs, beaucoup de Tunisiens, tout en exprimant leur soutien à la manifestation, ont promis de faire parvenir leurs photos dès qu’ils seront en mesure de le faire.
Ce succès, grâce à l’effort de tous et surtout à celui des manifestants, n’aurait pas été possible sans la formidable couverture médiatique de Yezzi. Des canaux de CNN à ceux d’Aljazeera, des sites associatifs à ceux des partis politiques, des blogs des défenseurs de la liberté à ceux de simples citoyens engagés dans la cause démocratique..., les échos de la manifestation Yezzi se sont exprimés partout sur la planète
Face à ce mouvement sans précédent de par l’unanimité de ses revendications politiques, le président tunisien est sorti de son « bunker » pour dénoncer l’absence de patriotisme de ceux qui s’opposent à la dictature, les menaçant en outre de représailles sous couvert de la loi. Il a en effet averti qu’il veillera « à appliquer la loi contre quiconque s’avise de tenter de l’enfreindre ou de l’ignorer » Or, c’est au nom de cette même loi, tant tunisienne qu’internationale nous garantissant le droit d’exprimer des opinions et des revendications politiques, et dont le président de la République devrait garantir la neutralité de son application, que nous invitons tous les Tunisiens mais également tous les sympathisants de la cause démocratique à rejoindre la manifestation « Yezzi » afin de faire entendre pacifiquement leurs voix.
Tous ceux qui désirent dire « ça suffit la violation des droits à la liberté d’expression et d’information », « ça suffit la transgression des libertés fondamentales », « ça suffit la violation des institutions républicaines », « ça suffit le règne de la dictature »..., peuvent le faire en envoyant leurs photos -à visage découvert ou non- avec le slogan générique «Yezzi Fock Ben Ali » ou leur propre slogan à cette adresse : manif@yezzi.org
L’Internet nous offre un moyen inédit dans l’histoire de l’humanité pour manifester pacifiquement contre toute forme de dictature sous le regard de la planète entière. Cette nouvelle forme de manifestation en ligne désagrège enfin les éternels alibis des dictateurs relatifs aux nécessités de la protection des biens et des personnes pour justifier la répression sauvage de toute contestation pacifique. Que le général Ben Ali ne partage pas les opinions des manifestants actuels sur Yezzi.org, n’a rien d’étonnant.
En revanche, le fait de censurer le même site en Tunisie est une violation caractérisée des dispositions de la Constitution tunisienne et du droit tunisien. Cette censure incarne également une grave violation de toutes les conventions internationales qui garantissent le droit à la liberté d’expression, d’information et de manifestation et, par conséquent, une grave atteinte au principe de réciprocité régissant ces conventions, atteinte contre laquelle tout citoyen du monde est en droit de protester.
La manifestation Yezzi prenant à témoin l’opinion publique nationale et internationale quant à son caractère singulièrement pacifique et légaliste, s’avère, de par la forme de sa démarche, être un défi à l’ONU, à la communauté internationale et à tous ceux qui prétendent soutenir les luttes démocratiques dans le respect du droit, des institutions et de la dignité humaine.
Et afin d’appuyer et d’intensifier la campagne « La liberté d’expression en deuil », les animateurs de Yezzi.org diffusent, à la veille de la tenue de la seconde phase du Sommet mondial sur la société de l’information, une première série de clips vidéo destinée à attirer l’attention du public sur la gravité de la situation des libertés dans un pays hébergeant un tel sommet.
Ils invitent également tous les webmasters engagés dans la cause démocratique à diffuser le plus largement possible ces clips en copyleft et à relayer les dénonciations relatives aux exactions liberticides du régime tunisien. Nous réitérons également l’invitation à rejoindre la campagne Ruban Bleu pour la liberté d’expression en arborant le logo tunisien de ladite campagne sur leurs pages Web( )
Le Cas de Neïla Charchour Hachicha
Depuis sa création en 1994, le Middle East Quarterly ( )est devenu le journal le plus crédible concernant les affaires du Moyen Orient. Hommes politiques, leaders d’opinions, académiciens et journalistes consultent d’abord le Middle East Quarterly, pour lire des analyses profondes concernant un territoire en mutation rapide dans la région la plus instable du monde.
Le Quartely publie des études d’avant-garde, des interviews exclusives, des commentaires perspicaces, et de d'importants comptes-rendus qui couvrent la totalité des affaires contemporaines allant de la politique à l’économie et à la culture à travers une région qui s’étend du Maroc à l’Afghanistan.
Le Quarterly fondé par Daniel Pipes et édité par Michael Rubin existe en version imprimée et est reproduit (à l’exception du numéro en cours) en totalité sur le siteweb.
Neila Charchour Hachicha( ) « Les élections en Tunisie étaient antidémocratiques à tous les niveaux » Publié par le Middle East Quarterly, Eté 2005, pp. 77-81.Neila Charchour Hachicha est la fondatrice du parti tunisien le Parti Libéral Méditerranéen( ).
Après la prise du pouvoir par Zine El Abidine Ben Ali en 1987, Hachicha devient de plus en plus active dans l’opposition et est devenue l’une des chefs de files des voix dissidentes en Tunisie. A travers la plateforme de son Parti Libéral Méditerranéen elle appelle à mettre fin au pouvoir de l’Etat-Parti et l’instauration démocratique d’un système libéral fondé sur le multipartisme.
Réformes en Tunisie
Middle East Quarterly( ): Qu’est-ce que le Parti Libéral Méditerranéen cherche à établir en Tunisie ? Quels sont ses objectifs ?
Hachicha : Le Parti Libéral Méditerranéen ou PLM croit que la démocratie peut consolider la cohésion nationale plutôt que de créer des divisions et de l’animosité au sein d’un même peuple. Plus spécifiquement, le PLM vise à consolider les visions du libéralisme politique et économique.
Pendant trop longtemps nous avons enduré un système économique socialiste qui a facilité la dictature. Nous cherchons donc à éduquer autant le peuple que le régime sur la nécessité d’évoluer vers le libéralisme. Nous voulons aussi construire un support populaire autour de l’Union du Maghreb Arabe qui nous aidera à intégrer une région plus grande encore qui est la région méditerranéenne.
En tant que femme Musulmane et Tunisienne, je me sens bien plus proche de la culture méditerranéenne que du monde Arabo-musulman. Mais, nous ne pourrons rien faire de tout cela sans la légalisation du PLM. En Tunisie, cette légalisation n’est pas un droit que l’on exerce mais plutôt une faveur que l’Etat peut choisir d’accorder ou de refuser.
MEQ : Ben Ali a gagné un quatrième mandat présidentiel en Octobre 2004 avec 94,49 pour cent des votes contre deux opposants. Ces élections étaient-elles légitimes ?
Hachicha : On ne peut pas dire que les élections étaient illégitimes. Le Rassemblement Constitutionnel Démocratique est au pouvoir depuis l’indépendance. Avec deux millions d’adhérents sa légitimité ne fait aucun doute.
De plus, la communauté internationale soutien Ben Ali. Il a à son service exclusif le soutien de toute la machine étatique. Par conséquent Ben Ali détient une légitimité surtout parce qu’il est le chef d’un parti mais ceci est très différent d’une légitimité démocratique détenue à travers tous les Tunisiens.
Les élections ont pu être légitimes techniquement, mais dans ces conditions elles ressemblaient bien plus à une course entre une voiture de sport et une chaise roulante. Elles étaient inéquitables et antidémocratiques à tous les niveaux.
MEQ : Comment est-ce que Ben Ali utilise les mécanismes de l’Etat pour marginaliser l’opposition ?
Hachicha : Le régime use de toutes sortes de procédures et moyens inéquitables et même illégaux pour réprimer l’opposition. L’accès aux médias et le soutien financier sont restreints au strict minimum même pour les candidats et partis légalement reconnus.
Il en résulte que l’opposition demeure injustement méconnue. Il n’y avait aucune comparaison possible entre le temps accordé par la télévision au Président ben Ali et son épouse durant la campagne présidentielle, et le temps accordé aux autres candidats. Il n’y a eu aucun débat. Malgré l’illégalité la répression était importante.
Alors que la démocratie requiert la responsabilité du leadership, le fait est que, seul le citoyen est tenu d’être responsable. Grâce à la complaisance citoyenne, il est plus qu’aisé pour Ben Ali de gagner plus de 90 pour cent des votes.
MEQ : Est-ce que la pression intérieure peut forcer Ben Ali à accepter les réformes démocratiques.
Hachicha : La pression intérieure est trop faible. Malgré sa nécessité, elle est loin d’être suffisante. Du fait que nous n’ayons aucune liberté d’expression et d’association et que l’intimidation est répandue, les Tunisiens se sentent inconfortables vis-à-vis de toute activité politique.
La peur contrôle leur raisonnement. Par conséquent, aucun mouvement politique n’arrive à acquérir suffisamment de soutien populaire transparent apte à créer une pression sur Ben Ali. Nous sommes encore au stade où chaque mouvement politique essaye seulement de se construire une crédibilité afin de pouvoir acquérir une légitimité.
MEQ : Est-ce que les partis d’opposition détiennent un poids significatif dans le champ politique ?
Hachicha : Absolument pas ! Le régime ne montre aucune volonté de partager le champ politique. Il n’y a aucune ouverture pour un débat national. La situation est aggravée par le silence de la communauté internationale face aux abus du pouvoir.
Lorsque le Président Bush a reçu le Président Ben Ali à la Maison Blanche( ) , Bush a insisté sur la nécessité de la liberté d’expression et des libertés politiques. Presque en même temps, le Président français Jacques Chirac a parlé du miracle tunisien et a dit que le premier des droits de l’Homme était de boire et de manger.
Récemment aussi le Ministre de la Défense italienne a cité la Tunisie comme un exemple de démocratie dans la région. Espérons que la tournée du Président Bush en Europe( ) consolidera les relations trans-atlantiques et permettra aux Etats Unis et à l’Europe de coordonner leurs visions, déclarations et actions afin de nous aider à être plus confiants en nous-mêmes pour résoudre nos problèmes internes.
MEQ : Alors il y aurait un rôle pour la pression extérieure ?
Hachicha : La communauté internationale a bon nombre d’outils pour mettre la pression sur de tels régimes sans interférer dans les problèmes internes puisque nous pensons tous que la souveraineté nationale est très importante. Malheureusement, la communauté internationale n’a jamais mis de pressions sérieuses sur les dictatures jusqu’au 11 septembre lorsqu’un tel objectif a fait partie de l’agenda du gouvernement américain.
Malgré cela, il y a encore des pays comme la France qui soutiennent les dictatures. De part l’Histoire et la position géographique l’impact politique européen reste plus important sur un pays comme la Tunisie que l’impact politique des Etats-Unis avec lesquels nous n’avons pas d’intérêts vitaux.
MEQ : Est-ce que l’Initiative de Partenariat de l’Administration Bush avec le Moyen Orient ou MEPI [4] peut rendre la pression américaine plus effective ?
Hachicha : Alors que Washington fait beaucoup d’efforts, je ne suis pas sûre que l’Administration Américaine soit entrain de résoudre les problèmes de la meilleure manière. Je vous donne deux exemples. Le MEPI est une excellente initiative qui offre beaucoup de moyens financiers pour renforcer la société civile dans le Monde Arabe.
Mais dans un pays comme la Tunisie qui n’a pas de société civile indépendante, avec qui le MEPI va-t-il travailler ? Serait-ce avec la société civile légalement reconnue qui n’est qu’une extension du régime ? Ou va-t-il travailler clandestinement avec des associations ou des mouvements politiques non reconnus ? Je pense qu’avant de mettre à disposition des moyens financiers, l’Administration Américaine devrait favoriser un meilleur contexte politique qui permettrait aux sociétés civiles de se développer librement et équitablement. Ce n’est qu’à ce moment là que le MEPI sera efficient.
C’est ironique, mais lorsque j’ai publié un résumé d’une conversation que j’ai eu avec Scott Carpenter, assistant député du Secrétaire d’Etat chargé du MEPI, dans lequel j’ai suggéré que l’Administration Américaine mette la pression sur les présidents élus à plus de 90 pour cent des votes, pour démissionner des partis au pouvoir afin de permettre l’émergence de nouvelles personnalités politiques, le gouvernement tunisien a censuré le site du PLM et le Département d’Etat Américain n’a montré aucun soutien.
Alors quel genre de démocratie et de liberté d’expression sommes nous en droit d’attendre ? Les Etats-Unis ne devraient pas mettre moins de pression sur la Tunisie sous prétexte que nous sommes plus développés que le reste du Monde Arabe.
D’autre part, beaucoup d’ONG Américaines ne sont pas autorisées en Tunisie alors qu’elles pourraient être d’excellents espaces de libertés, de coopération et de formation. Il est bien plus facile à l’Administration Américaine d’obtenir l’autorisation d’implanter ses ONG en Tunisie que pour les Tunisiens de former de telles organisations dans leur propre pays. Au moins les membres d’une ONG américaine ne seront pas persécutés.
MEQ : Qu’en est-il de l’Europe ? En 1998 la Tunisie a signé un accord de partenariat( ) avec l’Union Européenne qui oblige le gouvernement tunisien à promouvoir les Droits de l’Homme et le pluralisme politique. Cet accord a-t-il été effectif ? Est-ce que l’Union Européenne a représenté une force pour les réformes démocratiques ?
Hachicha : Oui, la Tunisie a signé un accord avec l’UE mais l’accord est bien plus économique qu’autre chose. Pour les droits de l’Homme et le pluralisme politique l’UE a mis très peu de pression du fait que le régime se défendait en avançant que des réformes politiques pouvaient mener à une débâcle du style algérien, et que celles-ci devaient être précédées par la résolution du problème Palestinien.
Par ailleurs, alors que l’UE sait parfaitement que la démocratie commence par le respect des droits des minorités, sa priorité a continué à être la stabilité à tout prix. Seul un pluralisme superficiel sous le contrôle total de l’Etat a pu émerger.
Islamisme
MEQ : Le gouvernement Tunisien a interdit Al-Nahdha, le principal parti Islamiste. Est-ce que les Islamistes pourraient dominer une Tunisie démocratique ?
Hachicha : Si la Tunisie était une démocratie, Al- Nahdha ne dominerait point. Dans une dictature les Islamistes semblent être la seule opposition effective puisqu’ils ont accès au peuple à travers les mosquées et ne dépendent ni de la liberté de presse ni d’aucune autorisation d’association.
En réalité, autant le régime que les Islamistes ont besoin l’un de l’autre. Le régime avance l’Islamisme pour justifier les restrictions démocratiques et les Islamistes s’appuient sur ces mêmes restrictions pour s'octroyer une légitimité.
MEQ : Mais est-ce que des réformes démocratiques ne mèneraient pas à une débâcle sanguinaire comme celle de l’Algérie en 1992 ?
Hachicha : Un parti Islamiste légal en Tunisie ne peut pas mener au scénario Algérien. N’importe quel parti que le gouvernement tunisien autoriserait, serait difficilement plus restrictif que le régime actuel. Par ailleurs, la Tunisie est immunisée contre le scénario Algérien pour deux raisons.
La première tient de l’éducation des femmes et du code du statut personnel que le Président Bourguiba a imposé au début de l’indépendance. Ceux sont aujourd’hui, deux acquis irréversibles. Les femmes représentant la moitié de l’électorat, les Islamistes n’auront d’autre choix que de respecter leur voix. Deuxièmement, notre économie est basée sur le tourisme.
Les Islamistes ne peuvent interdire le tourisme puisque contrairement à nos voisins, Algériens et Libyens, nous n’avons ni gaz ni pétrole. N’importe quel parti Islamiste sera donc tenu d’être modéré pour obtenir des votes et survivre dans l’arène politique.
De plus, les différences post-indépendance entre l’évolution de l’Algérie et de la Tunisie limiteraient les atteintes Islamistes puisque la Tunisie a toujours été ouverte vers l’Occident alors que l’Algérie penchait surtout vers le nationalisme arabe.
Par ailleurs, l’armée algérienne a joué un rôle politique important alors que l’armée tunisienne ne l’a jamais fait. Enfin, l’existence du pétrole est aussi très importante puisque la prospérité qu’il permet est une motivation de taille pour le peuple qui devient prêt à se sacrifier à la poursuite du pouvoir et du contrôle.
MEQ : Qui soutien les Islamistes Tunisiens ?
Hachicha : Officiellement personne ne les soutient. Officieusement nous pensons tous que les régimes islamiques les ont financés au moins jusqu’au 11 Septembre. Mais il reste utile de souligner qu’être un bon Musulman ne veut nullement dire être un Islamiste ou soutenir un mouvement politique Islamiste comme souvent Al-Nahdha s’en prévaut.
Les Tunisiens sont des Musulmans modérés laïques dans leur mentalité même si la laïcité n’a jamais été inscrite dans notre constitution. Bien sûr depuis le 11 Septembre, les Tunisiens se sentent le devoir de protéger leur religion, mais ils ne soutiendraient pas massivement un parti Islamiste surtout après toutes les violences qu’ils ont pu voir en Irak venant des Islamistes sunnites.
Les Tunisiens ne sont pas un peuple violent et ne permettraient jamais à des Islamistes étrangers d’importer leur violence. Quant aux chefs de file radicaux de l’Islamisme tunisien, ils sont depuis longtemps en exil en Occident. Le fait qu’ils ne rentrent pas chez eux indique qu’ils ne voient pas d’avenir prometteur ici. Au moins à l’étranger ils bénéficient d’un accès à la presse pour continuer leur démagogie.
Le Futur
MEQ : Les élections irakiennes auront-elles un impact sur la Tunisie ?
Hachicha : Bien sûr, il n’y a aucun doute à cela. Elles n’auront pas un impact seulement sur la Tunisie mais sur toute la région. Comme le Président Bush l’a dit( ) : « Les graines de la liberté ne poussent pas seulement là où elles sont semées ; emportées par des vents puissants, elles traversent les frontières, les océans et les continents pour prendre racine dans d’autres terres lointaines. »
Les élections irakiennes n’affecteront pas immédiatement ceux qui sont déjà au pouvoir et peuvent obtenir 90 pour cent des votes, mais elles auront un impact certain sur la maturité politique de tous les peuples oppressés. Le processus de la liberté même s’il est lent et souvent violent, est irréversible maintenant. On peut le constater clairement en Irak, au Liban, en Egypte et même en Arabie Saoudite.
L’effet domino fonctionne. Quant à la Tunisie, il y a seulement une année, je n’aurai pas osé exprimer mes opinions comme je le fait actuellement. Aujourd’hui, la politique du silence est autrement plus dangereuse sur le court terme que d’exprimer des opinions constructives. Espérons que Ben Ali écoutera attentivement pour éviter à la Tunisie une profonde crise politique.
MEQ : Vous avez écrit sur une initiative de réconciliation nationale( ) Pourquoi une réconciliation nationale serait nécessaire dans un système politique apparemment stable ?
Hachicha : Vous le dites vous-même « Un système politique apparemment stable ». En effet, le Tunisie semble stable, mais il s’agit d’une stabilité imposée à travers la répression, une stabilité à un prix excessif en dignité et en droits humains. Or, nous avons besoin d’une stabilité construite autour des libertés individuelles, de la démocratie et d’un Etat de droit pour assurer une stabilité authentique et durable. Maintenant pourquoi la réconciliation ? L’Islamisme n’est pas une fatalité.
L’Islamisme est la résultante de la dictature conjuguée à la pauvreté et au désespoir. L’Islamisme est la preuve que notre système politique a échoué à établir un Etat de Droit. Autant le régime que les Islamistes sont responsables de la dictature puisque tout deux de manières différentes ne respectent pas la constitution.
Le cercle des condamnations étant contreproductif, nous avons besoin d’une réconciliation nationale. Sinon, quelle serait la crédibilité de n’importe quel mouvement démocratique d’autant que le régime renie l’existence de prisonniers politiques ? Comment pouvons-nous exclure même une minorité de citoyens du champ politique et prétendre en même temps être démocrate ?
La réconciliation est la condition d’une vraie démocratisation. Si nous voulons être un exemple de démocratie dans la région, la première étape serait la démission du Président Ben Ali du parti au pouvoir. Nous avons besoin d’un gouvernement ouvert et non violent durant une évolution démocratique authentique et inclusive.
Un exemple de discussion entre internautes sur Tunezine
Félicitations pour tes premiers pas de dissidence contre Ben Ali et son régime du 22-01-2006 22:22 – Auteur La Colombe
Félicitations pour tes premiers pas de dissidence contre Ben Ali et son régime!!! Tu viens par tes interventions exprimer tes premiers pas de dissidence contre la dictature tunisienne. Ils sont allergiques a la modernité et au libéralisme.... Le régime tunisien est contre l'ouverture au monde et a ses citoyens par conséquent, il n'a jamais été libéral et il n'est rien d'autre qu'un régime répressif et totalitaire tuant tout esprit de créativité et d'innovation et ça les observateurs en sont conscients.....
Bien sur, tu as réussi a admettre mes convictions libérales exprimes dans les forums source d'inspiration de toute l'opposition et comprendre l'importance de l'enjeu de la diplomatie que beaucoup des leaders de l'opposition leur manquent et vivent encore dans leur passe lointain refusant toute contribution collective par peur de perdre de leur notoriété.... Ton changement de cap j'espère qu'il le sera par conviction et non par opportunisme comme certains le font depuis toujours...
C'est un progrès notable.... Mes trois conditions que je t'ai posées depuis quelques années semblent être remplies si tu feras quelques retouches a ton discours.... La on pourra ensemble préparer le scénario plausible qu'une transition pacifique et proche vers la démocratie beaucoup bien avant le rendez-vous 2009... La Colombe
Re: de Tunisieamie - 23-01-2006 12:36 - J'ai bien connu, le pere de Neila, que je ne partages pas ses idées, je trouve la fille NCH est mieux que le pere.
L'essentiel qu'elle marque des points en faveur de l'opposition, evitons d'avoir des ennemis, nous avons besoin de sympathisants, meme s'ils ne sont pas avec nous à 100 pour 100 , qu'elle continue sur ce chemin, voila Houcine Mhamedi, NCH et d'autres se reveillerons au fur et à mesure? laissez Mohamed Harmel et Mohamed Charfi comploter , ils n'iront pas loin.
Vive la Tunisie Libre et democratique, liberons les prisonniers politiques et facilitons le retour des exiles, et puis que le meilleur gagne. Le combat continu. Tunisieamie
A l'attention de Mercure : Prépare les Troupes et Immediatement – Auteur kacem - 23-01-2006 05:37 - Cher Ami Mission 1.
Nous voulons Lancer la compagne de Recrutement de Notre Equipe 2009. Nous commencerons pas la Création d'un Room sur PaltAk , la Gestion du Room et l'administration sera Accordé a Toi pour le Moment. Tu fais vraiment du Bien pour Preaper ce petit projet , en Evitant le Monde de venir Écouter les Discours : aussi bien de préaprer un calandrier précis pour commencer le travail avec le peuple.
Aprés chaque réunion sur Paltak , il faut publier un rapport d'activité et les statistiques aussi : nombre de visiteurs, nombre des discours, le sujets abordés. notre Objectif est de récruter d'ici la fin d'année 100 000 patériotes qui Votterons pour nous , pour la Tunisie, pour les choix démocratiques. Nous avons l'énergie necessaire de faire perdre même Bush avec touts ces CNNS et tous ces compagnes de publicités. Donc je compte sur toi. kacem est aujourd'ui le Seul dans cet Équipe ; toi le Deuxiéme ÅÐÇ ÇáÔÚÈ íæãÇ ÃÑÇÏ ÇáÍíÇÉ ÝáÇ ÈÏ Ãä íÓÊÌíÈ ÇáÞÏÑKacem
DéDé à propos de la visite de Shalom ! 22-01-2006 22:41 Auteur - Mercure - Titre: ÇÓÆáÉ æ ÇÌæÈÉ ÍãÞÇÁ Date: 29-11-2005 22:43 Auteur: DéDé Texte: ÇÓÆáÉ æ ÇÌæÈÉ ÍãÞÇÁ Que le drapeau tunisien soit brandi par des israéliens d'origine tunisienne de retour sur la terre natale après plusieurs années d'absence, est tout ce qu'il y a de plus normal voir même touchant !
Ne gâchons pas par la politique (la mauvaise politique) la naturelle joie de retrouvaille sur cette terre si accueillante qu'est la Tunisie! Il n'y a que ceux qui sont élevés dans la haine qui sont contre cette visite. Il n'y a que ceux qui sont jaloux de notre réalisme et de notre clairvoyance qui refusent de telles retrouvailles .En Tunisie on est toujours favorable à tout ce qui peut rapprocher les peuples et servire la paix dans le respect des droits de tous. Sylvain Shalom, sa famille et tous ceux qui aiment la Tunisie sont et seront toujours les bienvenus chez eux chez nous! Ceux qui sont contre, n'ont qu'à boire la mer! BEcause it's the way the only way!
Pour la future presidente NCH!!! Felicitations.... 22-01-2006 22:26 - La Colombe - Felicitations pour tes premiers pas de dissidence contre Ben Ali et son regime Date: 22-01-2006 22:22 Auteur: La Colombe Texte: Felicitations pour tes premiers pas de dissidence contre Ben Ali et son regime!!!
Tu viens par tes interventions exprimer tes premiers pas de deissidence contre la dictature tunisienne. Ils sont allergiques a la modernite et au liberalisme.... Le regime tunisien est contre l'ouverture au monde et a ses citoyens par consequent, il n'a jamais ete liberal et il n'est rien d'autre qu'un regime repressif et totalitaire tuant tout esprit de creativite et d'innovation et ca les observateurs en sont conscients.....
Bien sur, tu as reussi a admettre mes convictions liberales exprimes dans les forums source d'inspiration de toute l'opposition et comprendre l'importance de l'enjeu de la diplomatie que beaucoup des leaders de l'opposition leur manquent et vivent encore dans leur passe lointain refusant toute contribution collective par peur de perdre de leur notoriete....
Ton changement de cap j'espere qu'il le sera par conviction et non par opportunisme comme ceratins le font depuis toujours... C'est un progres notable.... Mes trois conditions que je t'ai posees depuis quelques annees semblent etre remplies si tu feras quelques retouches a ton discours.... La on pourra ensemble preparer le scenario plausible qu'une transition pacifique et proche vers la democratie beacoup bien avant le rendez-vous 2009... La Colombe
Mais pourquoi avez-vous peur de NCH présidente ? - 22-01-2006 22:33 - Mercure - Je vous rappelle que NCH m'a promis dans un post précédent de me nommer premier ministre, étant donné que la fonction de président ne sera plus alors que symbolique et que je suis connu pour être un homme 99% honnête, 100% démocrate et 150% patriote, vous n'avez rien à craindre.
Ta reponse est tres confuse. Elle sait bien que je n'ai peur de rien - 22-01-2006 22:46 - La Colombe - Ta reponse est tres confuse. Elle sait bien que je n'ai pas peur de rien. Je ne doute pas de sa reconnaissance du succes de mon travail loin de la partisannerie ideologique, amicale, professionnelle et universitaire qui ont toujours caraterise l'opposition tunisienne....
Tu sais bien qu'un poste dans une democratie s'offre par merite et si tu meriteras ca alors je tends ma main pour te feliciter... Et la ca sera une culture democratqiue totalement differente de celle que la dictature actuelle en Tunisie a mis en place et basee sur la loyaute et sur ETTHIN et contre laquelle je me suis farouchement opposee!!!...La Colombe
Re: Ta reponse es trest confuse. Elle sait bien que je n'ai peur de rien- 22-01-2006 22:54- Mercure - Ne soit pas con fus cher con patriote Jamais je ne serai candidat à rien Car pour aimer ces fonctions il faut vraiment être malade Il faut avoir vécu près de gens qui ont vécu cette responsabilité pour le savoir J'ai vraiment de la compassion pour Ben Ali parce qu'il a eu à jouer le mauvais rôle,avoir cette responsabilité à un moment critique de notre histoire et je sens encore plus de compassion pour celui qui va lui succéder de quelque tendance que ce soit (même islamiste) car ça sera encore pour lui.
Moi aussi je n'ai pas ces ambitions mais je suis contre l'injustice et Ben Ali - 22-01-2006 23:02- La Colombe- Moi aussi je n'ai pas ces ambitions mais je suis contre l'injustice et Ben Ali et son equipe sont tenus pour responsables sur la situation catastrophique au pays...Ils ont ignores mes appels..... Un tel regime doit etre mis devant ses responsabilites et pour ses abus et ce deevant les monde entier !!!! La Colombe
Re: Moi aussi je n'ai pas ces ambitions mais je suis contre l'injustice et Ben Ali - 22-01-2006 23:08 - Mercure - C'est bien ce que je dis cher con lombe C'est bien ça le rôle: la responsabilité Mais garde mes mots et tu verras ! Démocratiser la Tunisie aujourd'hui (ce que je souhaite en démocrate) c'est la donner sur un plateau d'argent aux islamistes (et j'accepte cette évantualité en homme libre) La seule autre évantualité c'est le RCD s'il arrive à se transformer.Tout le reste c'est du vent.
Mais le RCD - 22-01-2006 23:11- Mercure- A perdu ce qui lui restait de légitimité auprès des tunisiens, à cause justement de comportements comme celui de DéDé et ça, ça m'énerve.
Re: Moi aussi je n'ai pas ces ambitions mais je suis contre l'injustice et Ben Ali- 22-01-2006 23:20 - La Colombe- Ces dissidents du RCD doivent s'afficher en public et le dire a haute voix que la dictature actuelle est un systeme en faillite.... Qu'ils cessent d'etre complices par leur silence sur l'injustice... Les autres tendances ne font pas partie de mes soucis pcq je connais bien ce que les tunisiens veulent...La Colombe
Re: Moi aussi je n'ai pas ces ambitions mais je suis contre l'injustice et Ben Ali- 22-01-2006 23:31- Mercure - "Je connais bien ce que les tunisiens veulent" Connaître ? connaissance savoir con naître et renaître Les tunisiens ? du Sud, du Sahel, du Nord de l'Intérieur de l'Extérieur Volonté ? le monde comme représentation et comme volonté
Re: Pour la future presidente NCH!!! Felicitations....- 22-01-2006 22:43- NCH- Merci la colombe pour tes encouragement, mais sache qu'il n'est nullement question pour moi de presidence. Pour moi il s'agit de "forcer" l'ouverture du champ politique pour permettre l'emergence des vraies competences tunisiennes. Car des competences on en a. La sincerite ou le courage sont necessaires certes, mais loin d'etre suffisants pour gouverner un pays, il faut aussi la competence. Il ne s'agit pas de remplacer un chameau par un dromadaire, ce serait se foutre de la gueule du monde et se contenter de la mediocrite.Ne manquez pas de visiter le site du PLM-http://www.plmonline.info-
Re: Pour la future presidente NCH!!! Felicitations....- 22-01-2006 22:53- La Colombe- L'essentiel est qu'on arrive aux choix libres des citoyens a travers les urnes et a travers un processus electoral transparent... Tu t'es montre diplomate et tu as l'occasion d'exprimer tes opinions d'une facon libre que j'apprecie d'ailleurs pcq tu es entrain de creer une nouvelle dynamique totalement differente de celle d'une opposition stagnante, classique et vivant encore dans une ere lointaine cherchant encore son identite.... Avec du travail et de la perseverence, tu arriveras pourquoi pas si tu le merites!!... La Colombe –
Re: Si elle gagnerait le suffrage des tunisiens pourqoi pas - 22-01-2006 23:11- mokipasse- Celui qui accepte de sacrifier une partie de sa liberté pour plus de sécurité ne mérite ni l'une, ni l'autre. (inconnu)***** *** ÇáÏãÞÑØíÉ ÇáÂä ÇáÏãÞÑØíÉ ÇáÂä LA DEMOCRATIE MAINTENANT
Re: Si elle gagnerait le suffrage des tunisiens pourqoi pas...- 22-01-2006 23:18- NCH- Otez vous cette eventualite de l'esprit...elle n'a aucun fondement. Sincerite et courage ne suffisent pas du tout. Il faut aussi la COMPETENCE, sinon chacun dira pourquoi pas moi....comme nous le voyons aujourd'hui. Ne manquez pas de visiter le site du PLM- http://www.plmonline.info-
Malheereusement, qd on voit que tu es competent ils font tout pour t'etouffer- 22-01-2006 23:36- La Colombe- Malheureusement, quand on voit que tu es competent ils font tout pour t'etouffer pour te faire disparaitre. Ils prennent tes idees et s'autoproclament qu'ils sont la source... Ils arrivent meme a deformer la date...C'est triste mais il faudrait s'en passer de ces gens qui ne sont pas du tout a la hauteur de leur mission... Et cette attitude doit cesser pour avancer et pour ne pas tromper le monde.... Sans esprit cooperatif et de reconnaissance, on ne fera que tourner au rond... La Colombe-
Re: Si elle gagnerait le suffrage des tunisiens pourqoi pas- 22-01-2006 23:37- mokipasse- Moi, je parle sur le principe. C'est à toi de savoir si tu en es apte à de telles responsabilités ou pas...*** **** Celui qui accepte de sacrifier une partie de sa liberté pour plus de sécurité ne mérite ni l'une, ni l'autre. (inconnu) ******* ÇáÏãÞÑØíÉ ÇáÂä ÇáÏãÞÑØíÉ ÇáÂä LA DEMOCRATIE MAINTENANT –
Re: Si elle gagnerait le suffrage des tunisiens pourqoi pas - 22-01-2006 23:42- NCH- Je ne pense pas etre apte ni ne pense le meriter meme si nous sommes tres mal gouvernes. Ne manquez pas de visiter le site du PLM
Re: Si elle gagnerait le suffrage des tunisiens pourqoi pas- 22-01-2006 23:49- mokipasse - Chacun normalement celui qui a du mérite et modestes yaa3raf fine houdou... On ne peut etre bien partout. Il n'y a que les prétentieux et les despotes qui pensent le contraire...********* Celui qui accepte de sacrifier une partie de sa liberté pour plus de sécurité ne mérite ni l'une, ni l'autre. (inconnu) *********** ÇáÏãÞÑØíÉ ÇáÂä ÇáÏãÞÑØíÉ ÇáÂä LA DEMOCRATIE MAINTENANT-
Neïla CHARCHOUR-HACHICHA Objectifs politiquement modifiés par Dadi Kom
Ayant suivi la dernière émission intitulée "De Washington"( ), (lundi 16.01.2006) diffusée sur la chaîne Arabe satellitaire AL-JAZIRA, et animée par le brillant Hafedh Mirazi, dont je salue la patience à l’occasion, j’ai pu tirer quelques conclusions que j’estime intéressantes et d’autres plutôt pénibles. Commençons par ce qui semble intéressant : l’émission a invité trois personnes arabes peu connues pour ne pas dire inconnues aux bataillons. Un yéménite, une koweitienne et une tunisienne. Mirazi les présente comme activistes pour la démocratie et les libertés dans leurs pays respectifs !
Un autre trait commun : Tous les trois sont invités à Washington par l’AMERICAN ENTREPRISE INSTITUTE (A.E.I.), institution dirigée par les théoriciens néo-conservateurs dont l’influence sur l’administration américaine n’est plus un secret. En tant que tunisienne moi-même, je me contente de parler de cette invitée tunisienne qui s’appelle Neïla CHARCHOUR-HACHICHA (traduction latérale de son nom : Dotée de ROCAILLES et de MAUVAISES HERBES, je n’invente pas, mais ça m’a fait rappeler le phénomène des organismes génétiquement modifiés). N’est-ce pas bien le cas de notre invitée (faussement blonde) ? Je le crains fort bien.
Mais qu’est-ce qu’elle dit entre autre ? Elle se plaint du manque de libertés politiques dans son pays, et personne ne lui conteste ce souci, mais quand elle traite son peuple d’ignorant parce qu’il ne comprend pas le mot "autocrate" ! Dans ce cas elle aurait pu faire l’économie du trajet Tunis - Washington et consulter un dictionnaire français-arabe où le mot autocrate (du latin auto, soi-même et du grec "kratein" gouverner) et ainsi trouver qu’en arabe existent bien plusieurs termes équivalents pour désigner (despote, dictateur, tyran..).
Elle dit que "la Cause Palestinienne" est uniquement entre les mains des palestiniens qui doivent la défendre, et qu’elle n’accepte pas ( !) de lier le sort du peuple tunisien avec celui du peuple palestinien ( !!).
N’est-ce pas là une position autocratique de sa part, de parler au nom d’un peuple, qui à ma connaissance ne lui a pas donné un mandat pour qu’elle parle à sa place auprès des parrains américains ?
Revenons à ce prétendu "Parti des Libéraux Méditerranéens" dont on ne connaît ni la date de sa création ni son projet politique et que les autorités tunisiennes, selon l’invitée, n’autorise pas l’activité (Notons que ces mêmes autorités lui ont comme même permis de répondre à l’invitation américaine, c’est un peu louche, Non !), on se demande pourquoi Méditerranéens !!
Si le projet de ce parti concerne tout le Bassin Méditerranéen, il fait donc fausse route, parce qu’en ma connaissance la Rive Européenne du Bassin est plutôt occupée par son projet grandiose à savoir la Grande Europe politique et économique, déjà en grande partie réalisée.
Cette Europe se mobilise depuis toujours pour vivre harmonieusement son union, indépendamment de tout sud-méditerranéen. Donc ma petite dame un peu de modestie SVP. On n’a plus besoin de naviguer sans atteindre les rives ! Ni de courir à la poursuite des mirages qui ne finissent jamais de nous leurrer. Enfin je me permets de choisir entre deux types de femmes qui se disent militantes : une politiquement "modifiée" à savoir CHARCHOUR-HACHICHA et une autre grande dame compatriote Maître Radhia NASRAOUI que je ne connais pas personnellement mais qui mérite tout le respect, rien que pour son acharnement dans son pays et non pas chez les yankees dont on connaît bien les calculs et les mauvais calculs !( ) - Dadi (Paris) -
Le Dr Ben Jaâfar, dirigeant du FDLT
Lors d'une conférence de presse, à laquelle assistait un diplomate américain, le dirigeant du FDLT a précisé qu'un grand nombre d'agents de la police politique avaient encerclé le siège du FDLT où devait avoir lieu cette rencontre des membres du "Collectif du 18 octobre" formé à la suite de la grève de la faim observée pendant plus d'un mois par plusieurs figures de l'opposition, dont le chef du Parti démocratique progressiste (PDP), Néjib Chebbi et deux avocats islamistes.( ) Le "Collectif du 18 octobre" réclame plus de libertés en Tunisie, d'organisation, d'expression et d'association, ainsi que l'amnistie générale pour les "prisonniers politiques".Les autorités nient l'existence de tels détenus, avançant notamment que les quelque 400 membres du mouvement islamiste Ennahdha (interdit) ont été condamnés pour des délits de droit commun.
Selon une source officielle, le FDLT tout comme le PDP "mènent toutes leurs activités librement et sans la moindre entrave". Selon cette même source, les allégations contraires seraient "totalement démagogiques".
Le Dr Ben Jaâfar a déploré l'approche sécuritaire qui prédomine selon lui au sein du régime tunisien sur la gestion des affaires politiques. "La solution sécuritaire est vaine, elle est même contre-productive", a-t-il estimé. Avant d'affirmer garder "l'espoir que la leçon sera retenue (par le pouvoir, NDLR) des échecs des expériences passées". "Notre volonté est forte pour faire face à de telles situations.
Dr Ben Jaâfar insiste sur le fait, qu’il ne recule pas, au contraire, nous allons poursuivre notre lutte avec calme et assurance", a renchéri Khémaïs Chammari, ancien vice-président de la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH). Un autre opposant, Habib Marsit, s'est pour sa part fait l'écho de la détermination du "Collectif du 18 octobre" à poursuivre la lutte sur le terrain en vue de voir naître une "alternative démocratique"..( )
Ces opposants entendent mettre en place un forum qui aura à débattre de "toutes les questions fondamentales pour l'avenir du pays" et à mettre sur la table les divergences entre ses membres, s'agissant notamment de la question islamiste. "A l'avenir, nous ne mettrons pas les islamistes derrière les barreaux. La Tunisie est pour tous ses citoyens, sans distinction aucune", a plaidé à ce sujet M. Ben Jaâfar. .( )
Pour le Politologue tunisien Aziz Krichen :
'' Toute autorité ne provenant pas de lui (le prince Ben Ali) , dans l'exécutif, au Parlement, dans la classe politique, la justice, la presse, l'administration , les syndicats ... Tous les rouages ont été purgés, de sorte que le Président Ben Ali est littéralement entouré aujourd'hui par un néant d'hommes et d'institutions.
La décantation massive des résidus de sédiments des marécages politiques a gravement pollué l'environnement de la société Tunisienne face à l'implication de nombreuses composantes motivant les dérives et les violations de tout ordre par l'exclusion des vecteurs de l'honnêteté , de l'intégrité , de la confiance et de la transparence .
Le courant est tellement érosif qu'il a amputé ses siens pour compliquer plus encore toute action d'assainissement ultérieur.
Dans ce contexte , un ex-haut responsable du R.C.D., Mr. Houcine Mhamdi , est sorti de ses reseves et lever le ton afin de mettre à nu les fictions et les mensonges et les pratiques de la classe dirigeante qui a toujours usé des officines propagandistes pour prolonger la durée du désastre accablant tout un pays et tout un peuple sous les théories présumés de lutte contre la prolifération du terrorisme international.
S'il a le flair d'un cadre du secteur policier, il a le don d'un haut administrateur politique soucieux de l'avenir de son pays. Un cumul de déceptions se sont rangées dans son esprit pour faire de sa personne un rebelle de gros calibre à Zine El Abdine Ben Ali et sa bande .Un témoin de l'intérieur est toujours plus gênant qu'un spectateur stupéfait.
Mr. Houcine Mhamdi a très mal compris les consignes et n'a pas accepté que l'honnêteté et l'intégrité ne soient jamais des facteurs de greffes au régime de la dictature policière() .
Houcine Mhamdi traîne beaucoup trop sur l'opposition Tunisienne et sur les défenseurs des droits de l'homme de son pays mieux qu'ils ne connaissent sur eux mêmes .Pour s'entretenir et collaborer avec cet ex-haut responsable du ministère de l'intérieur et du Parti-Etat , il faudrait faire tomber les masques de l'hypocrisie et du double-langage . Il n'a rien à cacher mais il sait ce qu'il fait .
Son livre-défi , publié récemment sur les colonnes de Tunisnews , véhicule un message descriptif d'une situation sociopolitique scandaleuse qui traîne tout un pays et tout un peuple vers la décadence irréversible aux yeux de complices étrangers et d'une opposition politique affective et affectueuse qui bloque l'initiative de l'éclosion rationnelle d'un véritable changement démocratique .( )
L'ambivalence handicapante de cette opposition lui a entravé sa représentativité , ses prolongements de confiance et de popularité pour la mobilisation massive et la conquête des adhérents.L'ambiguïté de ce transfert de confiance entre une frange assez importante de citoyens politisés et l'opposition Tunisienne réside au manque de sincérité du militantisme des parties intervenantes .

Le Cas de Néjib Ayari
La mère du jeune Néjib Ayari, prisonnier politique, a pris contact pour dire que son fils était dans un état grave.( ) Elle craint pour sa vie, lui qui est impliqué dans une affaire avec laquelle il n’a rien à voir. Madame Houda Rouissi nous a dit que son fils avait eu un accident de la route en Syrie et qu’il avait été soigné pendant quarante jours.
Lorsqu’il était rentré en Tunisie, les forces de la Sûreté l’avaient soupçonné et accusé d’activités terroristes en relation avec les événements d’Irak, et ce à cause de son accident. Les forces de la Sûreté n’ont pas voulu croire à son accident de la route ni qu’il n’avait rien à voir avec un groupe de soutien à la résistance (...) Des accusations d’un tel gravité portées contre lui, en vertu de la loi dite de lutte contre le terrorisme.
Il est actuellement en prison du 9 avril à Tunis où il affronte un avenir inconnu, en dépit de son état de santé à la suite de son accident de circulation en Syrie. L’administration ne lui même pas permis de se soigner comme la loi l’y autorise (...). Les services rendus au pays par son père n’ont même pas pu le servir, à titre de reconnaissance.
Maitre Abdelfettah Mourou, Victime d’insultes verbales et des Menaces-Humiliations pour avoir été Solidaire avec ses Confrères Grévistes de la Faim à la Rue Mokhtar Attia à Tunis.( )
D’après des informations émanant du Dr. SAHBI AMRI( ), le 16 Décembre 2005, que Maitre Abdelfettah Mourou a fait l’objet d’ agressions verbales et des menaces humiliantes, après la clôture du SMSI à Tunis entre le 14 et le 18 Novembre2005 (Sommet mondial de la société de l’information)., Maitre Abdelfettah Mourou ( )a été interpellé au secteur de police de Carthage .Une hospitalité policière particulière lui a été réservée. Ces methodes visent à intimider, toute opposition même la plus docile et modérée soit-elle. Le régime se trompe encore, se trempe toujours de sous estimer les peuples qui refusent patiamment, mais la patience a des limites.
Ses interlocuteurs lui reprochaient, à leurs façons vulgaires et humiliantes, d'avoir franchi le pas du bureau de son confrère Maitre Ayachi Hammami au cours de la grève de faim des huit personnalités médiatiques de la société civile Tunisienne . Sa seule et unique visite de courtoisie, de solidarité et de soutien aux grévistes de la faim n'est pas sortie du cadre dont l'ensemble des visiteurs locaux et étrangers ont exprimé au 23 Rue Mokhtar Attia à Tunis .
L'exception policière a été faite à l'avocat Maitre Abdelfettah Mourou : Qui serait un personnage dangereux qui véhicule un diabète et une hypertension artérielle mal équilibrés . Co-fondateur du Mouvement de la Tendance Islamique en Tunisie reconvertie en Nahdha , il a eu sa part de torture , de misère , de prison et d'exil avant de regagner son bureau sous les projecteurs policiers à la Rue de l'ancienne poste à Tunis .
En repli et démissionnaire de tout activisme politique sous contraintes policière, Maitre Abdelfettah Mourou s'est retiré en douceur des bruits et des lumières inutiles après un montage policier d'images scandaleuses dont le choc a failli lui coûter la vie en 1992.
S'agit-il d'une provocation policière incontrôlée et isolée ou d'un acte de banditisme policier d'intimidation ciblée ? La réponse est certainement chez les connaisseurs en la matière, que nous nous retenons de faire de commentaire, comptant sur l’intelligence du lecteur averti.
Une situation alarmante des hommes de Loi -
Des informations en provenance de Tunisie conduit un certain nombre d'organisations à alerter les pouvoirs publics français( ) La famille judiciaire française, représentée par les principaux syndicats et associations de magistrats et d'avocats soussignés, ont tenu à manifester leur solidarité avec l'association des magistrats tunisiens (AMT) et l'Ordre des avocats tunisiens, victimes de mesures contraires aux engagements internationaux souscrits par la Tunisie.
En effet, Maître Abbou, avocat tunisien, a été condamné à 3 ans et 6 mois de prison ferme pour avoir critiqué le Président Ben Ali sur internet, au mépris de la liberté d'expression. Lors de sa présentation à un juge d'instruction, le Bâtonnier de l'Ordre des avocats de Tunisie et les avocats chargés de l'assister, n'ont pas pu accéder au bureau du juge, en violation des droits élémentaires de la défense.
Le bureau exécutif de l'AMT a dénoncé dans un communiqué du 2 mars 2005 « une violation des droits de la défense et un mépris de la respectabilité des avocats» et exprimé «la solidarité des magistrats avec les avocats dans de telles circonstances regrettables» et le soutien de « leur droit à exercer leur devoir avec liberté et indépendance ».
Par ailleurs, une loi organique du 4 août 2005 a modifié le statut de la magistrature, en précisant les cas dans lesquels les magistrats peuvent être mutés sans leur accord, à la suite d'une promotion ou pour «nécessité de service» et affaiblit les garanties disciplinaires, en supprimant le recours pour excès de pouvoir devant le tribunal administratif, remplacé par un recours devant la commission interne au CSM, comprenant 4 membres de droit sur 6.
L'AMT a également élevé une protestation contre ce texte et réclamé que les juges tunisiens puissent bénéficier de la garantie de l'inamovibilité, indispensable pour assurer leur indépendance, dont le principe figure aussi bien dans la Constitution tunisienne (article 65) que dans la déclaration universelle des droits de l'Homme (article 10), le pacte international des droits civils et politiques (article 14) et la charte africaine des droits de l'Homme et des peuples (article 26), traités ratifiés par la Tunisie.
A la suite de ses prises de positions publiques (bien qu'elles n'aient pas été publiées par la presse tunisienne exclusivement gouvernementale), l'AMT a fait l'objet de mesures qu'elle qualifie à juste titre de « voies de fait » : fermeture autoritaire le 31 août 2005 de son siège, avec changement des serrures, coupure des moyens de communication (téléphone, arrachage des communiqués affichés, contrôle policier).
De plus, deux magistrats, membres de son bureau exécutif et neuf magistrats, membres de son comité directeur, ainsi qu'un certain nombre d'autres magistrats membres de l'association ayant manifesté leur accord avec l'élection de celle-ci, ont été mutés de façon autoritaire, dans le but manifeste de destruction de l' AMT (plusieurs de ces magistrats sont des femmes, mères de jeunes enfants, mutées dans des juridictions éloignées de leur domicile).
Ce
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DLMM- Les libertés Fondamentales des femmes en Tunisie

Tunisieamie March 08, 2006 10:46AM

Re: DLMM- (2)Les libertés Fondamentales des femmes en Tunisie

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Tunisieamie March 09, 2006 10:12AM

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Tunisieamie March 09, 2006 10:16AM

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Tunisieamie March 09, 2006 10:19AM