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Re: DLMM- (4)Les libertés Fondamentales des femmes en Tunisie

March 09, 2006 10:16AM
Selon l'un de ses membres, Khémaies Chammari, le comité oeuvrera à "poursuivre le combat pour réaliser la liberté d'expression et d'association et la libération des prisonniers politiques".M. Chammari a aussi annoncé la création d'un "Forum du 18 octobre", "espace de dialogue entre différentes sensibilités politiques" visant à débattre des "questions fondamentales nécessaires pour une transition vers la démocratie".
Ce forum doit notamment débattre de la "liberté de conscience, l'égalité entre les sexes et des questions liées à l'identité du pays".Un avocat, ex-gréviste de la faim, Ayachi Hammami, a indiqué que le Comité du 18 octobre, qui a adopté de "nouvelles formes de militantisme, inhabituelles en Tunisie, ne se contentera pas des réunions fermées et de la publication des communiqués".
"Nous allons militer dans la rue et à l'intérieur de la société", a-t-il dit.Outre M. Hammami et les sept autres ex-grévistes de la faim, parmi lesquels le secrétaire général du Parti démocratique progressiste (légal) Néjib Chebbi, le chef du Parti communiste des ouvriers tunisiens (interdit), Hamma Hammami, et un journaliste, Lotfi Hajji, le comité regroupe des islamistes, des nationalistes, des socialistes et des indépendants.
DLMM, considère que ce comité est une association de plus, naura pour seul role est d’emmieter l’opposition et de divercifier leurs ressources et leurs energies c'est du Mareil au même, sans rien ajouter à ce qui existe dejà qu'il vaux mieux consolider voir ameliorer, avec un seul mot d'ordre «Acceptons-nous les uns les autres avec nos Differences dans le respect mutuel, sans blesser l'amour propre de chacun»Le régime de Ben Ali fabrique-t-il des terroristes?
Ben Ali peut se frotter les mains.( ) A chaque bombe qui explose à Djerba, Rabat, Madrid, Londres ou ailleurs, son pouvoir dictatorial se trouve renforcé.
Le terrorisme est désormais l’essence du régime tunisien, une essence, certes, de piètre qualité, mais un carburant mortifère qui lui permet de poursuivre sa course diabolique. A l’occasion de la première commémoration des attentats de New-York, une personnalité tunisienne, déclarait d’ailleurs de manière très lucide : «Aujourd’hui, s’il y a un anniversaire que Ben Ali célèbrerait avec euphorie, c’est bien celui du 11 septembre dans la mesure où cette date constitue une sorte de renaissance pour son régime »( ).
Instrumentalisation sécuritaire d’un évènement dramatique que Sihem Bensedrine, militante tunisienne des droits de l’homme, résumait par une formule choc : «Ben Laden a voté Ben Ali »( ), tant il est vrai que le régime tunisien a su tirer profit du contexte post-11 septembre pour se refaire une « virginité internationale » à bon frais (une sorte d’hymen démocratique, certes, totalement artificiel, mais, ô combien efficace en terme de légitimation externe), tout en accentuant la répression et le maillage sécuritaire sur sa propre société.
De ce point de vue, il est clair que les attentats du 11 septembre ont représenté un événement providentiel pour un régime à bout de souffle, caractérisé par une ambiance de «fin de règne qui n’en finit pas»( ).
A cet égard, la formule de Sihem Bensedrine pourrait être aisément retournée en « Ben Ali a voté Ben Laden!», l’autocrate tunisien ayant intérêt à entretenir la menace terroriste à l’échelon local et régional pour apparaître aux yeux des Etats occidentaux comme le « bonne élève » de la classe sécuritaire du Monde arabe, loin devant Bouteflika, Moubarak et tous les autres.
C’est pour lui une question de survie, les bases populaires de son régime s’érodant de jour en jour comme peau de chagrin: l’image de Ben Ali, «Sauveur de la nation tunisienne» en novembre 1987 (date du coup d’Etat médical renversant Bourguiba), cédant désormais la place à celle du «mangeur d’hommes», tant la corruption et le népotisme sont devenus des pratiques banalisées dans un pays qui avait été jusqu ’à là relativement épargné:
Bourguiba était, certes, un dictateur, mais «aux mains propres», établissant clairement une distinction entre son patrimoine personnel et le domaine de l’Etat. Aujourd’hui, les frontières ont éclaté sous l’effet du développement du familialisme et de la «lutte des clans», les courtisans du régime (les Ben Ali et les Trabelsi) se partageant à la fois le gâteau économique et sécuritaire.
Mais il y a aussi une conséquence de cette dérive sécuritaire qui n’est presque jamais abordée par les observateurs internes et externes: celle de la radicalisation d’une partie de la jeunesse tunisienne qui faute de perspectives socio-économiques et politiques est tentée aujourd’hui de se tourner vers des solutions radicales.
En Tunisie, les discours culturalistes et identitaires (la bipartition du monde en Occident chrétien/Orient arabo-musulman), «version locale» de la théorie du choc des civilisations de Samuel Huntington connaît un certain succès. L’idée que la démocratie pluraliste n’apporte que misère, chômage et corruption gagne du terrain dans certains secteurs de la société tunisienne et ceci d’autant plus que les dites «démocraties occidentales» (la France chiraquienne en tête) apporte un soutien inconditionnel au régime de Ben Ali.
Comment ceux qui prétendent donner à la terre entière des «leçons de démocratie» peuvent-ils soutenir un dictateur qui se livre à une politique de répression à l’égard des militants des droits de l’homme et de pillage systématique des richesses nationales? De là, le risque de confusion est grand dans les esprits tunisiens entre «démocratie pluraliste» et «autoritarisme néo-libéral», comme le souligne fort pertinemment l’opposant Moncef Marzouki( )
C’est à ce niveau que la formule «Ben Ali a voté Ben Laden» prend tout son sens: non seulement le régime autoritaire tunisien tire pleinement profit de la «menace terroriste» en terme de légitimité internationale mais, en plus, par ses pratiques coercitives et népotiques, il tend à susciter un vivier de «radicalisme en puissance».
Loin d’apparaître comme un antidote au radicalisme islamique, le régime de Ben Ali fait figure d’apprenti sorcier du terrorisme international. C’est pour ne pas avoir compris cette évidence (ou faire semblant de ne pas la comprendre) que les démocraties occidentales risquent de payer très chère la facture en termes de vies humaines et de stabilité politique.( ).
Abdelkarim Harouni en grève de la faim.
La famille du prisonnier politique Abdelkarim Harouni a contacté « El Maoukif » : leur fils est victime d’une injustice qui dure depuis quinze ans. Le père d’A. Harouni a affirmé que les conditions d’incarcération de son fils, qu’il connaît à travers les visites qu’il lui rend à la prison de Sfax, sont très dures, insupportables pour tout être humain. Il est en isolement total et en butte à des tracasseries et provocations incessantes. Il est privé de tous les droits garantis par les conventions internationales. La famille d’A. Harouni a dit qu’il était en grève de la faim depuis cinquante jours. Sa santé s’est gravement détériorée et sa vie est en jeu.( )
Un système de répression aveugle a réussi à momentanément unifier contre lui, après l'expérimentation de plusieurs formules plus ou moins infructueuses, des tendances (essentiellement le clivage plus ou moins tranché non islamistes/islamistes) et des appartenances (politiques, associatifs et indépendants) hétérogènes pour ne pas dire hétéroclites.
Au moment où les critiques se multiplient au sein de l'opposition et des ONG sur l'état de la presse en Tunisie, le président Ben Ali a promis de consolider la liberté d'expression, à l'occasion de la journée internationale de la liberté de la presse. "
Au siège du Parti démocratique progressiste (PDP), une rencontre était organisée en solidarité avec "les internautes de Zarzis", groupe de jeunes condamnés à de lourdes peines de prison pour "terrorisme", ainsi qu'avec le journaliste islamiste Abdallah Zouari, assigné à résidence dans le sud du pays, à 500 km de sa famille, après avoir purgé une peine de plus de 12 ans de prison.
Les organisateurs entendent également apporter leur soutien à l'avocat Mohamed Abou condamné à trois ans et demi de prison après avoir publié deux articles particulièrement critiques envers le pouvoir et pour "agression" d'une consoeur.
Au nom de la sécurité, et la lutte contre le terrorisme, qui est légitime, car tout état est en devoir de protéger son peuple mais n’a pas le droit de bâillonner des hommes et des femmes et les libertés de tout un peuple ; c’est inacceptable mais malheureusement c’est souvent le cas.
Les députés Européens interviennent dans la crise de la LTDH
Au terme d'une visite de travail de trois jours en Tunisie, la tête de la délégation du Parlement européen chargée des relations avec les pays du Maghreb, l'Espagnole Luisa Fernando Rudi Udeba, a estimé que seul le dialogue est à même de sortir la Ligue tunisienne des droits de l'Homme (LTDH) de la crise dans laquelle elle se débat.
Cette ONG, la plus ancienne du genre dans le monde arabe et en Afrique, a vu le congrès national qu'elle devait tenir du 9 au 11 septembre suspendu par une décision de justice.
Une plainte avait été déposée dans ce but par des membres de la LTDH proches du parti au pouvoir qui accusent le comité directeur d'»abus et de violations du statut et du règlement intérieur» de la Ligue dans le dessein de les exclure.
Après avoir rencontré toutes les parties, Mme Udeba a fait valoir lors d'une conférence de presse qu'il n'est pas possible de concevoir la liberté sans sécurité, tout comme la sécurité doit permettre aux personnes de vivre dans la liberté. «Mon expérience m'a appris que quand il y a des dissensions, il faut s'asseoir autour d'une table et dialoguer, car aucune partie n'a jamais raison à 100%», a-t-elle conseillé.
La délégation composée de cinq eurodéputés a rencontré au cours de son séjour tunisien «tous les acteurs de la vie publique», dont plusieurs membres du gouvernement, des parlementaires et les représentants de la société civile.
Mme Udeba, qui a rappelé que le litige est désormais devant la justice qui doit statuer sur le fond début octobre, a toutefois appelé au déblocage des fonds alloués par l'Union européenne à la LTDH pour lui permettre d'opérer sa réorganisation. Selon Tunis, ces fonds ont été bloqués «en attendant la régularisation de la situation juridique de la Ligue devant les tribunaux qui lui permettrait de reprendre ses activités normalement».
Pour mieux connaître la députée espagnole Luisa Fernanda RUDI UBEDA( ) Membre del Partido Popular (droite espagnole)Née le 14 décembre 1950, Sevilla Fait partie du Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens Présidente de la Délégation pour les relations avec les pays du Maghreb et l'Union du Maghreb arabe (y compris la Libye) ( ).
Hélène Flautre députée européenne et Présidente de la sous-commission des droits de l'homme du Parlement européen en Tunisie( )
Dans le cadre d'une délégation officielle du parlement européen en Tunisie du 14 au 17 septembre 2005, d'Hélène Flautre en Tunisie J’ai été très agréablement surprise par la connaissance des différents dossiers et des affaires en cours dont font preuve les représentants rencontrés. Leur intérêt pour la situation des droits de l’Homme est manifeste. Ils semblent également entretenir de bonnes relations avec la société civile.
La discussion a porté sur plusieurs sujets , dans le détail, sans langue de bois et en évitant les paraphrases diplomatiques habituelles. Plusieurs cas individuels ont également été cités.
Chaque membre présente son point de vue, mais sans qu’aucune décision ne soit cependant prise. Dépenser une telle énergie pour des choses pourtant aussi simples et évidentes me pèse.
Les greves de la faim dans les prisons tunisiennes
Dans un communiqué du 3 Mars. 2006, L’AISPP(Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques) s’inquiéte de la grève de la faim déclenchée par 16 prisonniers et de détenus politiques à la Prison de Bourg Er-Roumi, afin d’exiger leur libération. ( ), il est à remarquer que grêvistes de la faim sont détenus depuis plus de 15 ans.
Ce mouvement s’est élargi pour englober près de 65 personnes qui considèrent injustifié leur maintien en prison. Les prisonniers politiques jugent injustifié leur maintien en prison. Nombre d’organisations de droits de l’homme les considèrent comme des victimes de procès inéquitables. ( )
La grève de la faim reste leur seul moyen pour exprimer leur ressentiment d’avoir été condamnés pour leurs opinions ou appartenances politiques, de subir des mauvais traitements et de vivre des situations dramatiques dans les prisons tunisiennes.
Le calvaire des prisonniers politiques ne s’arrête pas à leur sortie de prison. Beaucoup d’entre eux sont traqués à l’issue de leur peine. Ils protestent par des grèves de la faim, comme c’est le cas pour le prisonnier politique Abdallah Zouari qui a été éloigné de sa famille qui réside à Tunis et exilé dans le sud tunisien. Il a mené plusieurs grève de la faim, la plus récente est celle qu’il a commencée le 23 août 2005 pour pouvoir rejoindre le domicile familial à Tunis. ( )
Nous craignons pour la vie craint de ces grévistes ou d’autres qui les rejoindraient. Il est déjà arrivé que des grévistes de la faim ont frôlé la mort. C’est un cri d’alarme à toutes les consciences vives en Tunisie et de par le monde pour éviter la catastrophe. L’AISPP considère que le maintien des prisonniers politiques en prison dans de telles conditions est un crime contre le pays et contre l’humanité. ( )
«Un Tuniso-canadien qui a visité son pays d’origine, m’a dit que l’atmosphère générale en Tunisie lui rappelle la pièce de Samuel Beckett " En attendant Godot". C’est un climat d’attente insoutenable.
«Tout le monde a le sentiment que la fin du cauchemar est proche, mais personne ne sait de quelle manière Ben Ali et son régime vont tomber. "Ça ne peut pas continuer comme ça" ne cesse de répéter le commun des citoyens. Mais la majorité se sent désarmée. Elle est fataliste, résignée. Elle attend un coup du Destin. Mais ce coup n’arrive pas. Et le dictateur respire encore...
«Cette attente a atteint les hautes sphères de l’État. Certains hauts responsables expriment leur ras le bol en privé, mais personne n’ose prendre l’initiative. Pourquoi ? Il y a une notion qui revient sans cesse dans tous les livres qui racontent les histoires des dictatures : "atomisation de la société".
Une société atomisée est une société où les citoyens sont écrasés par le poids du système Etat-Parti et ne peuvent s’associer dans des organisations autonomes les rendant solidaires les uns des autres. Le système totalitaire occupe et contrôle tous les espaces publics. Rien ne lui échappe. Une organisation pyramidale, où Parti et Police collaborent étroitement, assure le contrôle de la société à tous les niveaux.
«Tous les dictateurs savent que rien ne vaut l’autocensure et la peur intériorisée. La peur est partout. Elle habite aussi bien le Premier ministre que le simple ouvrier de l’État. Il suffit de faire croire aux gens que le système est omnipotent pour qu’il devienne réellement omnipotent.
En outre, l’enfer vécu par les ex-prisonniers politiques, les familles des islamistes et les militants des droits humain est le meilleur moyen de "convaincre" les citoyens de l’inutilité de toute forme de résistance. S’il est interdit de critiquer le comportement d’un simple policier alors que dire de celui d’un responsable politique, d’un membre de "la famille" du Parrain ?
«La question n’est plus de démasquer le système. Le roi (Ben Ali) est nu depuis belle lurette. Mais de faire bouger les choses, de passer de la dénonciation à la planification de la chute de la dictature. Le dictateur tunisien sait qu’il est haï par son peuple.
«Le régime tunisien sait très bien que la présence de centaines de journalistes et des télés du monde entier est une chance unique pour le peuple tunisien de se soulever sans risquer d’être réduit au silence par le lugubre bruit des blindés et les funestes rafales de mitraillettes. Qui chassera Ben Ali de Carthage ? La maladie ? Le peuple, en se soulevant ? Ou un nouvel artisan d’un Changement bis, qui anticipera les événements ? Si le futur était prévisible, tout le monde mourrait d’ennui...»
Que reste t-il de Salah Karker...
Le 23 juillet 2005 l’ex-Adjoibnt de l’Emir Rached GHANNOUCHI, des années soixante dix, . qui a prit ses distances avec le Mouvement qu'il avait co-fondé dans les années soixante-dix, avant d'être limogé, puis exclu, en Octobre 2002 par Rached Ghannouchi.
Après plus de six mois d'une lutte acharnée pour la vie, Salah Karker, le miraculé de Digne-les-Bains, rentre à la maison. Le 30 octobre 2005 à 8h 30 du matin, il aura bouclé douze années d’assignation à résidence, jour pour jour et seconde pour seconde.. Il a passé sa première nuit entouré des siens, unis dans la joie et la sérénité, dans leur modeste appartement d'Eaubonne, dans le Val d'Oise, en banlieue parisienne.
Victime d'une attaque cérébrale, survenue le 15 janvier 2005, dans sa chambre d'hôtel dans la petite ville reculée des Alpes de Haute-Provence, où durant une décennie auparavant, est arrivé en provenance d'Ouessant, l'île bretonne la plus sauvage des côtes françaises, premier lieu de son assignation,décidée en 1993 par Charles Pasqua.
Salah Karker ne semble pas regretter cette rupture. "Cela fait partie du passé" lançait-il au journaliste et écrivain Tahar Labidi. Avec le recul du temps, il semble brasser de nouvelles idées et évolutions, en se rapprochant de plus en plus des positions de son ancien détracteur et son antithèse, le premier fondateur du mouvement, l'avocat Abdelfattah Mourou.
Ce dernier avait annoncé son retrait, suite à ce qu'il qualifiait de "dérives graves", au début de l'année 1991. Le régime a profité des erreurs de calcul et des dérapages incontrôlés d'une base agitée, pour exterminer une force politique pacifique, interdire toute expression libre, verrouiller et scléroser la vie politique.
Salah Karker est aussi connu pour ses écrits et sa participation aux débats du net tunisien, aux cotés du juge Mokhtar Yahyaoui. Des échanges assez nourris et parfois houleux, en compagnie du jeune cyber-dissident, feu Zouhair Yahyaoui, entre autres.
Ce qui fait qu'elle agit d'une manière aveugle, non discriminatoire, pour faire mal, mais toujours sans aucune perspective politique. Bref, la définition même du terrorisme aveugle, n'ayant d'objectif que de propager et d'entretenir la peur. Et après ce retour à la maison... Certaines questions restent sans réponse aujourd'hui,
La France va t-elle lever la mesure d'assignation à résidence, prise en 1993, par Charles Pasqua, dont on sait maintenant les relations privilégiées avec les autorités en place, à Tunis? Les services spéciaux de Carthage ont joué sur la peur hexagonale pour diaboliser l'opposant Karker .à Paris, l'opposant Bannani en Belgique et l'opposant itinérant à Alger, Khartoum, puis Londres Rached Ghannouchi.dit (El Khrigi) Que toute la famille du frère Salah Karkar de longue date, ainsi que sa famille ( femme, et enfants) trouvent ici l'expression de notre souhait pour un prompt rétablissement, pour un retour à la chère patrie, jour de notre vraie joie, à nous tous.( )
Le Mouvement Ennahdha, déjà victime de plusieurs scissions depuis les années soixante-dix avec la scission de H’Mida En-Naïfer et Slaheddine Jourchi, puis au début des années 90, avec M° Abdelfattah Mourou( ) , Fadhel Baldi, Ben Issa Demni et beaucoup d’autres, et enfin des attaques à l’intérieur de la part des partisans Salah Karkar( ) et à un degré moindre de Hachmi Hamdi, Rached Ghannouchi, en exil à Londres depuis 1989, s’est maintenu à la tête du Mouvement à l’étranger, en plaçant nombre de ses fidèles qui gèrent l’appareil.
La direction actuelle qui a perdu toute légitimité en quittant le pays, et qu’elle ne tirait donc une certaine légitimité de la mainmise sur « l’appareil » et de la possibilité de résoudre un jour le dossier des 300 prisonniers islamistes qui croupissent depuis 1990 dans les geôles de M. Ben Ali.
D’ailleurs, le seul Président en exercice sur le sol Tunisien, est Sadok Chourou qui est en prison depuis 1992 et les dirigeants en exil n’ont aucun interêt qu’il soit libéré, c’est leur seul fond de commerce qui leur reste, il est le seul interlocuteur valable pour des négociations avec le pouvoir, telle négociation ne peut se faire entre le prisonnier et son geolier.
La dynamique créée l’action de grève de la faim aurait pu donner à la Tunisie le premier parti populaire, de masse, depuis le PSD devenu RCD et le mouvement Nahdha.
Les Tunisiens sont venus de toutes les régions du pays donner leur soutien et d’un peu partout dans le monde, étudiants, travailleurs, artistes et élite, de toutes les classes sociales, des différentes tendances; se faisant et connaissant les risques, c’était signer de fait le protocole d’accord à un grand rassemblement des tunisiens divers mais unis d’être libres.
En prenant en compte le silence tunisien et d’après ce que cette indémodable téléphone arabe qui a toujours autant de succès à l’époque des MMS, beaucoup d’entre nous partagent cette déception.
Quel serait la question mise en débat autour de l’identité ?
Quel est mon identité ? la réalité la voilà, je suis tout sauf un citoyen, je ne suis pas libre de dire et de faire, la plupart des pays du monde et même les plus pauvres sont de plus en plus démocratiques, partout dans le monde ou presque la liberté d’expression est acquise sauf dans quelques trous noirs, parmi lesquels mon pays, alors que le monde avance, je fais parti d’une civilisation qui n’a pas arrêté le temps, qui au début du 20ème siècle veut débattre de oui ou non battre sa femme ?.
Je veux être libre dans une identité évolutive et non figée et je veux que mes concitoyens aient les mêmes droits que tout homme né libre dans ce bas monde. Personne ne vous a élu, votre seule légitimité vous la devez à la patience de mon peuple. Voilà ce qui vous attend sur ce terrain glissant, un cul de sac au bout du chemin.
Le 25 Juillet 2005, à l’occasion du 48ème anniversaire de la proclamation de la République, le président Ben Ali affirmé dans son discours, s’est déclaré en faveur du dialogue "en tant que principe fondamental dans la consécration du climat démocratique". Il s’est dit "déterminé à en diversifier les domaines et à en élargir les horizons avec toute partie qui oeuvre dans le sens des intérêts et du progrès de la Tunisie".refusant tout dialogue avec"tout courant politique agissant sous couvert de la religion".
Le dialogue qu’il préfère est celui avec les partis et organisations légalement reconnus. Cette mise au point vient couper court aux spéculations qui circulaient ces derniers temps, dans certains milieux de l’opposition notamment, faisant état d’une éventuelle amorce de dialogue entre le pouvoir et les islamistes tunisiens.
Dans le même temps, des courants de l’opposition ont réclamé une amnistie générale en faveur des membres et dirigeants du mouvement islamiste interdit "Ennahdha", condamnés au début des années 90 ayant bénéficié à plusieurs mesures de grâce prises ces dernières années par le président Ben Ali, ces détenus, qui étaient au départ des milliers, ne sont plus que 500 environ.
Certaines associations avaient dénoncé l’interdiction faite à des fonctionnaires, étudiantes ou lycéennes d’accéder voilées à leur lieu de travail ou établissement d’enseignement. Le Président affirme "En Tunisie, nous sommes fiers de tout ce qui se rapporte à nos traditions et nos coutumes. Nous n’avons de réserve ou de rejet que pour les tenues importées de l’extérieur et qui sont le signe d’une obédience politique donnée", visant plus précisément les tenues, à l’iranienne, qui n’ont rien à voir avec les habitudes et traditions vestimentaires tunisiennes.
La jeunesse d’aujourd’hui, nos dirigeants de l’avenir
L'université tunisienne, célébrera dans deux ans son cinquantième anniversaire – crée en 1957-, traverse une crise de croissance. Le nombre d'étudiants a- été multiplié par trois en dix ans, passant de 112 000 en 1995 à 321 000 en 2005.
L'université tunisienne, qui célébrera dans deux ans son cinquantième anniversaire - elle a vu le jour en 1957, un an après l'indépendance du pays -, traverse une crise de croissance. Principale cause : l'« explosion » des effectifs, conséquence du baby-boom des années 1980. C’est une fierté pour la Tunisie, .qui voit le nombre d'étudiants multiplié par trois en dix ans, passant de 112 000 en 1995 à 321 000 en 2005.
Pour faire face à cette explosion, le pays a dû construire de nombreux établissements, dont le nombre s'élève aujourd'hui à 162, disséminés dans tout le pays. Il a dû aussi engager beaucoup d'enseignants, qui ont vu leur nombre passer, durant la même période, de 5 500 à 16 600.
Pour pouvoir poursuivre leurs études dans une filière de leur choix et s'assurer une formation de meilleure qualité, les étudiants tunisiens sont de plus en plus nombreux à frapper aux portes des universités étrangères. Un étudiant sur neuf est boursier de l'État tunisien, soit 1 051 (sur un total de 1 447 boursiers dans les universités étrangères).
Pour les parents, qu'ils soient aisés ou appartenant à la classe moyenne, ils n'hésitent pas à s'endetter pour trouver les sommes nécessaires au financement des études de leurs enfants. Les plus fortunés optent pour le Canada - destination très prisée, car, à la fin de leurs études, les étudiants se voient souvent proposer la nationalité canadienne - et, à un degré moindre, surtout depuis le 11 Septembre, pour les États-Unis.
D'autres choisissent l'Allemagne, la Russie, l'Ukraine et même la Roumanie, pour quelques filières spécifiques, comme la pharmacie ou la chirurgie dentaire. Mais, affinités culturelles obligent, c'est la France reste la destination principale Où près de la moitié suivent des études de troisième cycle.
Selon, l’ambassadeur de France en Tunisie, Yves-Aubin de la Messuzière le nombre des étudiants tunisiens inscrits dans les établissements relevant du ministère français de l'Éducation nationale pour l'année universitaire écoulée a atteint 9 000*, contre moins de 5 000 en 1995, sans compter les étudiants inscrits dans les universités privées.
Le gouvernement français, qui cherche à maintenir sa politique d'accueil des futures élites francophones, a accordé, pour sa part, en 2004, 370 bourses à autant d'étudiants tunisiens. Il a, bien sûr, choisi les meilleurs dans leurs disciplines respectives. Par ailleurs, la même année, les services du consulat français en Tunisie ont délivré plus de 2 600 visas long séjour à de nouveaux étudiants.
Cependant, pour les 9 000 étudiants tunisiens poursuivant leurs études en France, la vie est loin d'être un long fleuve tranquille. S'ils ont le privilège de bénéficier d'un système de formation parmi les plus performants au monde - même s'il est souvent décrié par les Français eux-mêmes - et d'enrichir leur expérience humaine au contact d'une vie académique cosmopolite, ils doivent, se serrer la ceinture - pour pouvoir achever leurs études dans les meilleurs délais et ne pas ruiner leurs parents. « Les miens déboursent, chaque année, pour payer mes études, l'équivalent de 7 000 dinars (soit environ 4 300 euros), montant maximal dont le gouvernement tunisien autorise le transfert par étudiant et par an.
Selon les statistiques du ministère tunisien de l'Enseignement supérieur, il y aurait seulement 5 500 étudiants tunisiens en France. La différence entre les deux chiffres s'explique : 9 000 étudiants tunisiens , selon les statistiques françaises qui incluent les étudiants tunisiens dont les parents résident en France
L’institut arabe des droits de l’homme (I.A.D.H.)n’est pas la seule victime du blocage des subventions octroyées par les institutions européennes et internationales aux organisations de droits de l’homme ; ( ) Le pouvoir tunisien a déjà saisi, il y a deux ans, les avoirs de la Ligue tunisienne des droits de l’homme dans une tentative d’asphyxier en vain ses activités, de remettre en cause son indépendance et son attachement aux combats qu’elle mène pour le respect des droits de l’homme et l’exercice des libertés fondamentales et démocratiques en Tunisie.
Le pouvoir ne se contente pas de vouloir mettre au pas les organisations et institutions démocratiques tunisiennes. Il n’a de cesse d’essayer de salir l’honneur et la réputation des militants et militantes défenseurs des droits humains en Tunisie. Après la campagne diffamatrice contre la porte-parole du conseil national des libertés Mme Sihem Bensedrine, les autorités tunisiennes s’en sont prises à M Khémais Ksila. ; ( )
En effet pour bloquer les avoirs financiers de l’institut, le pouvoir tunisien a invoqué la présence dans le conseil d’administration de Khémaies Ksila « condamné en 2002 à une peine d’emprisonnement de dix ans ». ; ( ) Khémaies Ksila qui est réfugié en France, a été plusieurs fois condamné à la prison.
Le 2 février 2002, dans une parodie de justice où les avocats n’ont jamais pu avoir accès au dossier et une audience de quelques minutes, il a été condamné par contumace à dix ans de prison et à dix mille dinars de dommage et intérêts. Khémaies Ksila a été inculpé de tentative de viol après une campagne de tracts anonymes relayée par des journaux connus pour être aux ordres de la police politique tunisienne, spécialisés dans la diffamation des défenseurs des droits de l’homme. ; ( )
L’acharnement du pouvoir contre Khémaies Ksila remonte à de nombreuses années ; son cas est actuellement suivi par le Haut commissariat des droits de l’homme de l’ONU. Il est aussi soutenu par les organisations internationales des droits de l’homme. Lors de la réunion du 20 mars 2005, le Conseil national de la Ligue tunisienne lui a exprimé sa solidarité et a demandé l’abandon de toutes les poursuites engagées contre lui. ; ( )
Conscient de la pression inqualifiable du pouvoir tunisien qui n’hésite pas à mettre en péril l’existence de l’Institut arabe des droits de l’homme, de ses activités et de ses salariés, Khémaies Ksila a proposé le 20 juillet 2005, lors d’une déclaration à la chaîne satellitaire El Jazira, qu’il était prêt à remettre sa démission si le pouvoir tunisien s’engageait auprès des instances onusiennes représentées au Conseil d’administration de l’I.A.D.H. à débloquer sans délais les avoirs de l’Institut. ; ( )
Désepoir de la jeunesse
Ramzi keskes est un exemple de la jeunesse tunisienne, ce jeune tunisien à 24 ans. En 1996 il est venu en France puis est rentré à Tunis deux ans après en 98; il est revenu en 2002 après avoir obtenu son baccalauréat. ( )
Depuis, Ramzi Keskes s’est rapproché des milieux de l’opposition tunisienne. Il aurait assisté à différentes manifestations proches du parti islamiste Ennahdha. Mais Ramzi keskes s’en défend. Il n’est pas pour autant un opposant islamiste. " J’étais très sensible à la cause des victimes de la répression en Tunisie et je voulais aider mon pays … ", dit-il.
Des agents de l’ambassade tunisienne en France l’auraient identifié et repéré . Comment Ramzi Keskes a pu être identifié par la police politique tunisienne à Paris ? Serait-il été vendu ou trahi? Des questions légitimes qui demeurent en suspension. Selon Ramzi Keskes, les agents de l’ambassade lui auraient demandé de collaborer afin d’espionner les dirigeants d’ennahdha qu’il a pu connaître. Ramzi Keskes qui refuse le sal boulot, est depuis l’objet de menaces en cas de retour en Tunisie. ( )
Peu bavard, déprimé mais paradoxalement confiant dans la bonne volonté de ceux qui l’appellent, quand on lui demande qui il connaît des opposants tunisiens, il cite Abdelaziz Agoubi, Monder Sfar, Luisa Toscane, Ridha Idriss, Kemais Ksila ; Moncef Marzouki ainsi que Kemel Jendoubi et bien d’autres.( )
Ben Ali prépare sa succession
La convocation en session exceptionnelle, dans une visible précipitation, de l’Assemblée Nationale du 26 au 30 septembre2005 - alors que l’ouverture normale de la session parlementaire est prévue pour le mois prochain - aux fins d’examiner un ensemble de projets de lois dont le plus signifiant qui est celui de l’octroi « d’avantages » aux présidents de la république tunisienne après la fin de leur mission. Ce projet de loi concerne en fait non pas les présidents de la république uniquement mais aussi et surtout leur épouse et leurs enfants. ( )
Le projet de loi accordera aux présidents de la république, à leur épouse et à leurs enfants 80% du salaire du Président quand celui-ci quitte sa fonction, soit par expiration de ses mandats, soit pour un autre empêchement En cas de décès, seule l’épouse et les enfants en auront droit bien sûr. . ( )
En d’autres termes et à titre d’exemple, si Ben Ali venait à quitter le pouvoir, pour l’une des raisons ci-dessus évoquées, sa femme Leila, née Trabelsi, ses filles Sirine et Halima ainsi que son fils Mohammed bénéficieront chacun d’une mensualité équivalente à 80 % du salaire mensuel actuel de Zine ( ) jusqu’à l’âge de 25 ans pour les enfants et jusqu’à son décès pour Leila… A cela s’ajoute une gratuité de services pour la santé et le transport, ainsi qu’une protection sécuritaire permanente et personnalisée pour toute la famille. . ( )
Ce qui n’a pu se réaliser sous le protectorat Français devient réalité
Selon Ridha Kefi «nous nous sommes rendu chez Paul Geers, Père blanc d'origine belge vivant dans le pays depuis quarante-sept ans, qui nous a reçu dans son bureau, près de l'église de La Goulette, station balnéaire au nord de Tunis. « Il y a trente ans, si un Tunisien musulman m'avait dit qu'il voulait devenir chrétien, j'en aurais été très choqué. Les conversions étaient rares, et les musulmans exprimaient rarement des doutes sur leur religion. Aujourd'hui, , on assiste à un regain d'intérêt pour le christianisme », nous a déclaré le père Geers
«Combien sont-ils ? En l'absence d'étude, il est difficile d'avancer des statistiques fiables. On parle cependant d'un peu plus 500 personnes : une toute petite communauté dans un pays qui compte 10 millions d'âmes.
«Samedi 25 juin2005, à l'église anglicane Saint-Georges, construite en 1901, à La Hafsia, quartier populaire à la lisière de la Médina de Tunis : une centaine de fidèles assistent à un service religieux évangélique. Prédication, prière et chants liturgiques. Le service est assuré en arabe par des pasteurs tunisiens. Les fidèles aussi, dans leur majorité, sont des Tunisiens. Ils s'appellent Imed, Anouar, Mériem, Fatma, Yacine, Nassim, Moez...
«L'itinéraire de Yacine est plus étonnant : ancien agent de banque, il était musulman pratiquant et sympathisant du mouvement islamiste Ennahdha, non reconnu. Ce qui lui valut d'être condamné par contumace à un an de prison, en 1991, avant d'être arrêté peu de temps après. Les six mois passés en détention l'ont amené à repenser sa vie. Il s'est senti abandonné de tous et, d'abord, d'Allah. La prison lui a aussi fait découvrir le vrai visage des dirigeants d'Ennahdha : « Ils ont tous les défauts de ceux qu'ils combattent », dit-il. À sa libération, Yacine a eu du mal à repartir : il devait pointer plusieurs fois par jour au poste de police du quartier. Sa famille, qui recevait régulièrement la visite des agents de l'ordre, n'en pouvait plus. « J'étais malheureux et désespéré. J'ai même envisagé le suicide », raconte-t-il.
«En 1998, cet enfant unique prit son courage à deux mains pour annoncer sa conversion à ses parents. Il fut aussitôt renvoyé de la maison. Une jeune femme a accepté de se lier à lui. « Elle pensait pouvoir me réconcilier avec l'islam.
«Notre relation a duré trois ans. À la fin, elle m'a quitté », raconte Yacine. Et les policiers ? « Ils m'ont interpellé plus d'une fois dans la rue, comme ils font souvent avec les nouveaux convertis. Ils essayent maintenant de me faire revenir, non pas à l'islamisme, mais à l'islam », répond-il avec un sourire malicieux.
«On pourrait multiplier les témoignages. Leurs parcours diffèrent, convergent et se recoupent en plusieurs endroits... Ils ressemblent à ceux d'autres convertis dans d'autres régions du monde. Mais ils n'expliquent pas pourquoi de plus en plus de Tunisiens optent aujourd'hui pour le christianisme. Nous avons posé la question au père Geers. Selon lui, la Tunisie a connu, sous le règne d'Habib Bourguiba (1956-1987), une période de « déspiritualisation ».( )
Fâce à ce phénomène, on constate que les Musulmans déséspérés sont de plus en plus emprisonnés, et les autres cherchent refuge, dont l’église des pères Blancs leur ouvre les bras, pour trouver refuge et protection, d’un système policier qui s’acharne sur tout ce qui bouge et en particulier les Islamistes, des questions restent sans réponse de notre, part, nous nous dirigeons à la tête de l’Etat qui est protecteur de l’Islam et de ses institutions, selon la Constitution, et nous demandons humblement des réponses à ce phénomène.
Qui peut arrêter cette catastrophe à venir? Où sont –ils tous les théolégiens de l’Université de la Grande Mosquée de la Zitouna ? Sont-ils complices devant cette attaque organisée contre l’identité Arabo Musulmane de la Tunisie. Est- ce le résultat de la nouvelle croisade de l’Empereur en chef des Etats Unis d’Amérique.
La Constitution révisée et corrigée le 22 mai 2002 autorisa le président Ben Ali à se représenter pour deux mandats présidentiels supplémentaires. Ainsi, la Constitution tunisienne a été amendée quatorze fois depuis l'indépendance, en 1956, ce qui est beaucoup pour un texte fondamental censé être à la source du corpus législatif. La Constitution tunisienne a donc été soumise au charcutage du pouvoir Exécutif.
Pourquoi ne pas décréter une règle interdisant à tout parti politique d’avoir plus du tiers des sièges au Parlement, comme une procédure intermédiaire, pour limiter le monopole de la vie politique, par un seul parti politique.
Pourquoi l’opposition n’arrive pas à se faire entendre ?
Parmi les critiques faites à l'opposition toutes tendances confondues, un reproche du comportement des responsables des partis politiques entre eux ou du manque dire absence de programme de gouvernement. Les Tunisiens ont besoin de s’exprimer, de dépasser la peur de la police qui les encadrent, et contrôle leurs faits et gestes les plus intimes.
Les Tunisiens ne se trouvent pas dans l'opposition officielle pour défendre leurs intérêts. Plusieurs sujets ont été abordés et ont fait l'objet d'interventions intéressantes portant notamment sur les moyens à mettre en oeuvre pour bâtir l'avenir en Tunisie et sur les choix stratégiques des diverses formations.
Les élections organisés le 1° novembre 81, qui ont donné une campagne électorale intense, à l’occasion des premières élections législatives pluralistes, ce qui fait écrire François Poli « Les représentants de l’opposition se montrent effectivement à la radio et à la télévision. Ils disent des choses dont le centième les aurait menés en prison deux ans plus tôt »( )
Ce qui a fait paniquer le régime, selon le témoignage de Tahar Belkhodja, qui occupait le poste de ministre de l’Information « Le ministre de l’Intérieur(Driss Guiga) s’entretient avec le chef de l’Etat, puis se rend directement à Monastir où le Premier ministre (Mohamed Mzali) faisait sa campagne. La décision est aussitôt prise de revenir à la tradition : la victoire absolue du PSD »( )
Depuis, que ce premier scrutin qui est tourné à la mascarade, qui a donné au Mouvement des démocrates socialistes (MDS) d’Ahmed Mestiri, du Mouvement de l’Unité populaire (MUP) d’Ahmed Ben Salah et le Parti communiste tunisien de Mohamed Harmel ont dénoncé la fraude électorale, sans résultat. Depuis, c’est l’histoire qui se répète avec le nouveau président en 1989, 1994 et enfin 1999. (voir tableau)
Les Tunisiens ne donnent plus l'impression d'être vraiment concernés par (la politique, puisqu’elle peut mener à la prison, la torture et à la mort des fois) les élections en général que ce soit présidentielles, législatives ou municipales, puisque les résultats sont plus ou moins connus à l’avance. Tout se passe comme si rien d'important ne pouvant résulter.
Le premier constat est l’état d’esprit du régime en place depuis 1957 est la représentation n’est qu’un mensonge et que la violence est la seule vérité, cette violence et la terreur qui vient du sommet de la politique (répression contre les partisans de Salah Ben Youssef (ex-Secrétaire général du Parti du Néo-Destour), contre l’UGTT, contre les Perspectivistes, contre les Islamistes, contre la Ligue des Droits de l’Homme, contre le POCT, etc..)
Cette entreprise a abouti à la naissance d’une culture dont l’élément fondamental est la violence de l’Etat contre l’opposition de tout bord qui n’a épargné ni les étudiants (8 morts par balles dans la journée du 8 mai 1991), ni les enseignants, Abderraouf Laaribi, n’est qu’un exemple et la liste est longue des prisonniers politiques qui se comptent par centaines dont des médecins , des journalistes, pharmaciens, des ingénieurs, des universitaires et non les moindres, sans parler des milliers d’exilés et de nombreux citoyens démunis de passeport à l’intérieur du pays comme à l’extérieur, dont le seul tort qu’il ont est qu’ils ne rentrent pas dans la seule moule de pensée du pouvoir ou, ce qui est pire, qu’une personne a un de ses proches qui ne rentre pas dans cette moule de pensée unique.
Avec 16000 bureaux de vote et un système électoral basé sur le trucage et la manipulation et un manque de moyens d'expression aucun parti n'est capable d'affronter une élection qu'en partant convaincu qu'il n'a rien à espérer d'autre que grignoter quelques postes de députés distribués en fonction de l’allégeance vis à vis du Prince, dont l’immunité est garantie à vie selon l’article 39 de la Constitution approuvée par le référendum du 26 Mai 2002 .
Le pouvoir s’est réservé le choix, parmi ses adversaires les plus dociles, ses alliés de faits. Donc parler d'une confrontation en ordre dispersé ou même réuni dans de telles conditions, c'est plutôt s'inscrire dans cette logique de mépris de l'intelligence des citoyens. La véritable question est : peut on revoir toute la question autrement ? Nous avons un régime dénué de toute légitimité en abordant l'échéance de 2004.
En face, une opposition incapable de gouverner. Le consensus qu'elle dégage maintenant sur la nécessité d'ouverture des libertés publiques et la gestion démocratique de l'Etat sans exclusion ne peut qu’escamoter de profondes divergences de fond sur des questions qui peuvent constituer un programme de gouvernement. Laminée et coupée de la société par un système qui ne l'a jamais véritablement accepté, cette opposition n'a même aucun moyen de mesurer sa représentativité dans la société et l'ordre d'importance entre ses différentes composantes.
Dans un communiqué daté du 25 Oct.2004, Le PDP estime que le retour à la légitimité passe par la convocation sans délai d’une Conférence Nationale, à laquelle doivent prendre part l’ensemble des forces sociales et politiques pour décider des réformes garantissant l’exercice effectif des libertés, la séparation des pouvoirs, la neutralité de l’administration, l’élargissement des prisonniers et le retour des exilés, la libération de la presse et des médias. Ces réformes urgentes doivent préluder à toute consultation libre et équitable du peuple tunisien et constituent la garantie même de la stabilité et du progrès dans notre pays.
Le pouvoir ajoute, Le PDP, a prouvé au cours de ces élections qu’il ne possède aucune volonté d’ouverture et de réforme, il revient aux forces de l’opposition de l’y obliger par la mobilisation de l’opinion publique
Le 27.Mai.2005 -- A quelques mois du sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) que la Tunisie abritera en novembre prochain, Le président tunisien a fait un geste en faveur de la presse, que les organisations non gouvernementales locales et étrangères dénoncent le "verrouillage".
A l’occasion de la "journée nationale de la culture", le chef de l'Etat a annoncé l'abrogation de la procédure de dépôt légal, une mesure qui soumettait toute publication à un contrôle des autorités avant diffusion. Cette démarche est destinée à "faciliter les conditions de travail des médias et en renforcer la transparence", selon M. Ben Ali. Il a rappelé qu'elle intervient après trois amendements successifs du Code de la presse "dans le but de permettre aux journalistes d'assumer leur rôle en toute liberté et de bénéficier d'un climat adéquat pour exercer leurs activités dans un contexte d'objectivité et d'honnêteté".
En dépit de ces réformes, ce code est encore décrié par les professionnels pour ses dispositions jugées "rigides". La suppression du contrôle préalable du contenu des journaux est réclamée par plusieurs associations de protection des journalistes. "Al Mawkef", journal d'un parti d'opposition, le Parti démocratique progressiste (PDP), déplorait notamment le retard que cette contrainte occasionnait à sa publication.
Le président tunisien fait état du lancement d'une deuxième radio privée dans le centre-est du pays qui s'ajoutera à la station Mosaïque FM, la première radio privée existe depuis un an en Tunisie, et à Hannibal TV, la première chaîne de télévision privée lancée depuis quelques mois.
Le sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) aura lieu en novembre prochain, quelques mesures doivent être mises en oeuvre en faveur de la culture numérique et l'usage des multimédias et les technologies de communication
Les négociations avec le pouvoir
Les islamistes tunisiens membres du parti d'opposition Ennahdha (non reconnu) sont divisés sur une éventuelle réconciliation avec le régime du président Ben Ali (près de cinq cents d'entre eux restent emprisonnés).
Des contacts officieux ont néanmoins eu lieu récemment entre des émissaires du gouvernement et certains de leurs responsables en Tunisie et en Europe. Favorables à une intégration des mouvements islamistes dans le jeu politique des pays arabes, les Etats-Unis participent indirectement à ces initiatives par le biais de leur représentation diplomatique à Tunis.( )
Un débat houleux agite le plus important parti de l'opposition tunisienne, le parti islamiste Ennahdha (interdit) autour de la question de la "Moussalha", la réconciliation avec le pouvoir. ( )
En janvier dernier, l'ambassadeur de Tunisie à Genève a rencontré à Genève une délégation de haut niveau conduite par Rached Ghannouchi, le chef d'Ennahdha. L'émissaire était porteur d'un message de bonne intention du président de la république pour reprendre le dialogue avec Ennahdha. Ce premier contact n'a pas été suivi par d'autres du même niveau, mais à Tunis, on sait que des contacts ont été établis avec des figures de ce mouvement. ( )
Ennahdha est aujourd'hui traversée par deux tendances, l'une défendue par la direction qui consiste à ne pas lâcher la pression tout en gardant une main tendue vers le pouvoir, la seconde privilégie un choix plus engagé dans les négociations, estimant que le dialogue ne s'accommode pas d'une discours contestataire virulent et prônant d'opter pour un profil bas, afin de favoriser la libération des prisonniers politiques. ( ) Moncef Marzouki et Néjib Chabbi. auraient été prévenus à organiser des pourparlers secrets.
Un nouveau parti politique vient de se constituer, animé par un proche d’Ennahdha, Khaled Traouli. Il a choisi un nom dans l'air du temps: « regroupement pour la réforme démocratique ».( )
Médiation du PDP entre le Pouvoir et En-Nahdha -
L'hebdomadaire Al Mawquif N°342 aurait été retiré le 20 Janvier 2006, des Kiosques par les autorités tunisiennes. La cause de cette interdiction serait la publication d'une réponse à la campagne médiatique injurieuse et calomnieuse menée par la presse aux ordres contre le collectif 18 octobre pour les droits et les libertés et ses membres. Le directeur d'Al Mawquif n'est autre que Me Néjib Chebbi secrétaire général du parti démocratique progressiste et membre du collectif 18 octobre pour les droits et les libertés. Il avait observé une grève de la faim du 18/10/2005 au 18/11/2005 en compagnie de sept autres figures politiques et associatives tunisiennes pour exiger les libertés d'expression et d'organisation et l'amnistie générale en Tunisie. .( )
Le numéro d'»Al Mawkif» annonce une prochaine augmentation des prix du pain, un produit sensible pour l'opinion publique. En 1984, à l'époque de l'ancien président Habib Bourguiba, une hausse des prix de cette denrée de base avait été à l'origine d'une flambée de violence dans le pays. Un autre article répliquait de manière virulente à une «information» publiée par deux journaux de la place. Il traitait de «chiens enragés» ses auteurs selon lesquels le chef du PDP, Me Néjib Chebbi, aurait fait adhérer à l'organisation internationale des Frères Musulmans, lors du dernier pèlerinage à La Mecque. M. Chebbi a démenti cette information qui, selon lui, vise à «entraver sa marche politique et sa lutte pour les libertés et la démocratie». ( )
Depuis, la presse aux ordres s'est livrée à un acharnement en règle contre eux, allant jusqu'à les traiter de "traîtres de la nation" et de "nostalgiques de l'ère coloniale"!! L'hebdomadaire Akhbar Al Joumhouriya aurait subi le même sort que Al Mawquif pour avoir évoqué une affaire de corruption relative à l'attribution des concessions FORD et ISUZU en Tunisie et dans laquelle des personnes proches du palais seraient impliquées.( )
Une rencontre-déjeuner a eu lieu entre des membres du bureau politique du PDP et l’ambassadeur des USA à Tunis au domicile de monsieur Chabbi le 15 mai 2005. Au menu, la question d’Ennahdha. ( ) Le PDP compte-t-il jouer les intermédiaires dans la Moussalha?
Les temps ont changé. Cela constitue une évolution notable dans la politique de ce parti qui a prôné, jusqu'il n'y a pas longtemps, l'exclusion des islamistes de toute initiative de l'opposition, affirmant que la coopération avec les islamistes constituait "une ligne rouge à ne pas franchir". ( )
Rappelons que la conférence démocratique qui a eu lieu à l'initiative du PDP en juillet 2002 a été boycottée, entre autre, par le CNLT et le CPR, qui avaient refusé de cautionner l'exclusive frappant l'AISPP prônée par le chef du PDP à cette occasion. ( ) De même, le chef du PDP s'était associé, en mai 2003, au boycott de la réunion d'Aix-en-Provence observée par les groupes éradicateurs( ).
Selon, Dr Ahmed Mannaï, « Un appel au Président de la République pour « la libération des prisonniers politiques pour des raisons humanitaires » a commencé à circuler il y a deux semaines à Paris après que son auteur l’ait couvé pendant deux mois. J’en ai eu copie le vendredi 20 mai2005. Ce n’était pas à vrai dire le texte historique qu’on nous avait promis et encore moins le discours de la méthode, version arabe, mais l’appel correspondait à ma vision des choses concernant la question des prisonniers. »( )
Cet appel signé, au 6 Juin 2005, d’une cinquantaine de personnes( ), les circonstances de la rédaction de ce texte, racontées par Dr Ahmed Mannaï, « Mon interlocuteur, toujours premier en tout, me promit de le faire d’autant « qu’il l’avait fait remarquer à l’auteur bien avant moi », me dit-il. Je promis de traduire le texte en français, d’aider à collecter des signatures, peut-être même celle de Cheikh Abdel Fettah Mourou que je savais partisan d’une telle démarche et d’aider par la suite à le médiatiser. Je fis faxer le texte au Cheikh qui me donna aussitôt son accord et le confirmera plus tard à un des initiateurs sans oublier de donner au préposé à l’information quelques adresses emel et des téléphones, notamment celui du correspondant d’Aljazeera à Tunis. Tout baigne donc ou presque…. Ma réponse est claire: le texte n’est pas le mien et je ne l’ai pas initié.
« Il appartient aux quatre premiers signataires dont il avait déjà la liste et je l’ai signé parce qu’il n’y avait aucune autre alternative pour les prisonniers, lui conseillant amicalement d’agir dans ce sens. On se quitte en nous promettant de nous revoir un jour dans un pays de Schengen, n’ayant pas personnellement de document de voyage depuis 3 ans et ne comptant pas en demander !
« L’Appel que ses quatre «coauteurs » et tous ceux qui les ont rejoints, dont Abdel Fettah Mourou, Ziad Doulatli et moi-même, espéraient en faire un événement à la mesure du drame des prisonniers, a été repris par quatre ou cinq sites internet. La cause qu’il était censé défendre a été occultée par une manipulation de bas- étage et dans laquelle des gens, en mal de reconnaissance et de vedettariat, ont marché les yeux fermés. Mais pourquoi faire un point de fixation sur ce site, alors qu’il y a à travers le monde des millions de sites, des milliers de chaînes de télévision, des centaines de milliers de journaux, dans toutes les langues…et de nombreux médias auraient repris l’information si un minimum d’effort a été déployé ?
«A Hammadi Jebali, le seul détenu que je connais vraiment parmi les quatre cents prisonniers et plus : Depuis 15 ans, ton drame est le mien et ton appel à te sortir avec tes frères de l’enfer où vous êtes, me transperce le cœur.
« Tu dois te souvenir- tu liras ce texte un jour - des prisonniers de 1981, du travail formidable que nous avons accompli à la section de la LTDH de Sousse, avec notamment le Dr Hammadi Farhat, les regrettés Taieb Kacem et Ali….Ce n’est pas ce travail et bien d’autres efforts qui ont permis la libération des prisonniers mais la lettre de Cheikh Mourou et les efforts de MM. Mzali et Ben Slama en direction du président Bourguiba. Tu le sais bien ! » ( ).
Première chambre haute en Tunisie
Près de 50 ans après son indépendance, la Tunisie va se doter, pour la première fois dans son histoire, d’un parlement bicaméral avec l’élection d’une Chambre des conseillers, l’équivalent d’un Sénat.
La nouvelle chambre, qui siègera aux côtés de la Chambre des députés, a été instituée à la faveur de la réforme de la Constitution tunisienne adoptée par référendum en mai 2002. Dans le but d’élargir la représentation des régions et des différentes composantes de la société, de manière à enrichir la fonction législative et la vie politique, composée de 126 membres contre 189 pour la Chambre des députés.
Quatorze sièges reviennent à chacune des trois organisations socio-professionnelles (syndicat, employeurs et agriculteurs), tandis que les régions seront représentées par 43 conseillers (de 1 à 2 représentants par gouvernorat selon le nombre de leurs habitants). Les 41 restants seront désignés par le chef de l’Etat « parmi les personnalités et les compétences nationales ».
Le scrutin du 3 juillet 2005 s’est déroulé au niveau des « grands électeurs », à savoir les élus de collectivités locales (députés et conseillers municipaux) dominées par le parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD). Ces élections sont marquées par le forfait de la centrale syndicale. L’UGTT (Union générale tunisienne du travail) qui a refusé de présenter une liste de candidats comprenant le double des sièges qui lui reviennent comme le prévoit le Code électoral, exigeant de désigner elle-même ses représentants à la nouvelle Chambre des conseillers.
La Tunisie a adopté pour la première fois de son histoire un système législatif bicaméral avec l’élection, des deux tiers des membres d’une chambre haute, un scrutin sans enjeu marqué par le forfait des syndicalistes, dont les sièges qui leur sont réservés vont rester vacants.
La nouvelle Chambre des conseillers, créée par une réforme constitutionnelle approuvée par référendum en mai 2002, aura un "pouvoir législatif spécifique" aux côtés de la Chambre des députés qui détient le pouvoir législatif général. Elle vise à "élargir la représentation des régions et des différentes composantes de la société, de manière à enrichir la fonction législative et la vie politique en général".
Les conseillers, dont le nombre ne doit pas dépasser les deux tiers de celui des députés (189 actuellement), sont élus au suffrage indirect par les membres élus des collectivités locales dominées à une écrasante majorité par le parti du président Ben Ali. Le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), qui dispose de 80% des sièges de députés, avait obtenu 94% des 4.366 sièges aux conseils communaux aux municipales
La nouvelle chambre composée de 126 sièges : 46 représenteront les régions à raison d’un ou deux élus par gouvernorat, au prorata du nombre d’habitants, et 42 répartis à égalité entre salariés, représentés par la centrale syndicale unique UGTT (Union générale des travailleurs tunisiens), employeurs et agriculteurs. Les 38 autres conseillers désignés par le chef de l’Etat "parmi les personnalités et les compétences nationales". La centrale syndicale avait exigé de choisir elle-même ses quatorze représentants, contrairement au code électoral qui prévoit un nombre de candidats supérieur ou égal au double du nombre des sièges réservés à chaque organisation professionnelle (syndicat, employeurs, agriculteurs).
Le Constat d'aujourd'hui.
Pas une formation politique, pas un leader ne propose de démarche citoyenne participative. L'opposition joue le jeu du régime pour épuiser les bonnes volontés. Cette nouvelle génération, qui a décidé d'avancer avec ou sans eux, ces activistes de la défense des droits civiques, qui remettent la contestation en marche. Ce sont eux qui réinventent la revendication politique et trouvent de nouvelles formes d'expression et de revendication.
Pendant ce temps les dinosaures de la politique continuent leurs petits calculs sans envergure, aveuglés par je ne sais quel objectif de pouvoir. On cause, on troque, on célèbre la forme. Loin des préoccupations des gens, loin des problèmes de la société, ils se perdent dans des altitudes et des attitudes trop abstraites et absurdes pour être simplement utiles à ceux qui pourtant sont le pays pour lequel ils disent travailler.
Le plus petit dénominateur commun des partis d’opposition en place sont encore une véritable opposition virtuelle excepté le Parti de M° Nejib Chebbi (Parti démocratique progressiste) et Dr Mustapha Ben Jaafar(Forum Démocratique pour le Travail et les Libertés) légalisé en 2002. A dix ou vingt, ils pensent avoir en tête l'ensemble des questions et des réponses pour le pays et ne voient pas (encore) l'utilité de s'ouvrir aux gens, de s'organiser d'abord en échangeant et en tentant de s'accorder sur un fonds minimum pour un front minimum.
Quelle stratégie commune prendre ?
Comment mettre en place un régime démocratique dans lequel chacun acceptera totalement les règles du jeu ? Ceci concerne non seulement la façon d'accéder au pouvoir, mais la façon d'en user et de gouverner. La démocratie n'est pas une dictature de la majorité prolétaire, ou capitaliste mais de citoyens égaux devant la Loi, émanant d’un Parlement élu démocratiquement, dans la transparence la plus totale en présence d’observateurs neutres.
C’est le droit de chaque citoyen, dans le respect des lois de la République, dans le respect des conventions internationales signées au nom de la Tunisie qui engagent l’Etat de Tunisie, depuis son indépendance à ce jour. On peut penser à toute sorte de jugements moraux et de lois portant atteinte à la liberté fondamentale de disposer de soi-même et son droit à choisir sa tenue vestimentaire, ou de participer à la vie active de son pays.
Il existe deux types d'opposition, reconnue et non reconnue, l'impression de débandade de l'opposition, d'absence d'idées, de projets, de démarches militantes est persistante. Pourtant, l'opposition n'est pas contagieuse. La mayonnaise de la mobilisation ne prend pas. Il est temps de se demander pourquoi et d'en tirer rapidement les conséquences. Mes réflexions sont basées simplement sur l'observation. D'abord, l'opposition, toutes tendances confondues, ne se parle assez.. C'est à dire qu'elle ne cherche pas à convaincre, à expliquer la situation et ce qu'elle pourrait proposer en échange.
Avec un discours passéiste, et des moyens de communication obsolètes et même les mots utilisés des années 50 plutôt qu'à une ligne politique d'avenir. Les mots sont importants. Il faut en finir avec les discours pré formatés qui ne sont pas différentes des méthodes d'une certaine presse officielle. Il faut arrêter la langue de bois. Arrêter de se regarder le nombril et passer à une vitesse supérieure pour la mise en place de la démocratie.
Opération Mains Propres
Pour Dr. Sahbi Amri ( )La culpabilité de l’effectif des criminels de son régime autoritaire policier devrait essentiellement comporter tous les membres du bureau politique ayant approuvé et participé à une désorientation politique des années 1990 pour engager une conduite violatrice des droits humains de leurs compatriotes .
Ce revirement précoce a contourné les véritables aspirations démocratiques du peuple Tunisien qui a bien applaudi le changement du 7 Novembre 1987. Mais , il en a été vraiment déçu ensuite .Les bénéficiaires de cette torsion politique précoce n’ont cessé, à ce jour, de prouver qu’ils ont pris le train en marche pour engloutir de plus en plus le pays dans un marécage suffocant.
La responsabilité des signataires du pacte national n’est pas, cependant, à exclure. Leur passivité n’était qu’une forme de complicité négative franchement hypocrite pour livrer une carte blanche aux violations et aux dérives de l’autorité au pouvoir policier. L’annulation de ce pacte national s’avère actuellement nécessaire( ) pour l’édification d’une nouvelle cartographie de la scène politique en Tunisie. Les compromis des coulisses ont emmené la situation sociopolitique générale du pays à l’impasse dont les conséquences sont imprévisibles dans une Tunisie incapable de supporter les conséquences d’un séisme politique .Par ailleurs , les manœuvres de la pseudo-opposition de slogans n’ont cessé d’étaler leurs contributions hypocrites à la prolongation de la souffrance d’une frange assez importante de la Tunisie profonde . ( )
Le jeu officiel suprême des mensonges , de la fraude , des vols de biens publics , des tricheries bancaires , du favoritisme , du profitarisme , de la corruption , de la suffocation des libertés , de la séquestration mafieuse du pays , de la manipulation des institutions au profit du parti-état , de l’instrumentalisation de la magistrature pour les liquidations politiques , de l’impunité judiciaire et administrative à la pratique de la torture policière , des assassinats de règlements de comptes politico-judiciaires , de blanchiment d’argent et de l’hébergement légalisé en Tunisie d’étrangers en fuite de la justice de la rive nord de la Mé
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DLMM- Les libertés Fondamentales des femmes en Tunisie

Tunisieamie March 08, 2006 10:46AM

Re: DLMM- (2)Les libertés Fondamentales des femmes en Tunisie

Tunisieamie March 08, 2006 10:54AM

Re: DLMM- (3)Les libertés Fondamentales des femmes en Tunisie

Tunisieamie March 09, 2006 10:12AM

Re: DLMM- (4)Les libertés Fondamentales des femmes en Tunisie

Tunisieamie March 09, 2006 10:16AM

Re: DLMM- (5)Les libertés Fondamentales des femmes en Tunisie

Tunisieamie March 09, 2006 10:19AM