Advanced

Re: DLMM- (5)Les libertés Fondamentales des femmes en Tunisie

March 09, 2006 10:19AM
C'est à dire aussi bien l'étudiant qui a des problèmes de bourses non perçues ou de logement, que la mère de famille qui veut parler de problèmes du couple, que l'agriculteur qui veut parler d'eau, que la femme qui ne comprend pas pourquoi le chômage féminin est plus important que le chômage masculin, que l'ouvrier qui veut parler formation professionnelle, le cinéaste ou le musicien qui ne trouvent pas les moyens de répandre ses productions, etc. ...
Il faut reprendre contact avec le terrain, aller vers les " vraies " gens et une fois qu'ils auront collecté les problèmes, les besoins, les attentes, ils devront bâtir grâce à des cercles de réflexion un programme, un projet de société pour y répondre.
Un document « projet des priorités » précis et détaillé, et non des déclarations générales d'intention, pour l'ensemble des secteurs (économique, social, éducation, culture, sécurité...) en tenant compte du budget de l'Etat afin d'affecter les ressources. Cette démarche leur permettra de plus de faire émerger dans leurs propres mouvements de nouvelles têtes qui j'en suis persuadé ont des idées qu'elles ne peuvent exprimer aujourd'hui.
Au delà de la méthode, mon avis est que ce projet de société devra débuter par la mise en place d'une assemblée constituante afin de rendre au peuple ce qu'il lui revient : La souveraineté. Il faut penser l'après Ben Ali en sachant que le pays aura besoin de plusieurs années pour redresser la barre. Quelqu'un a écrit, il n'y a pas longtemps, qu'il y avait deux lignes pour l'opposition : le Charfisme et le Marzoukisme, toute 3° voie se rapprochant forcément de l'une de ces options.
Quelle est la place du peuple Tunisien dans cette stratégie?
Malheureusement, malgré les discours de bonne intention, l’exercice de la politique en Tunisie demeure en grande partie tribal, élitiste, pour ne pas dire sectaire. Tout se passe dans la clandestinité et l’irrationalité la plus totale. Des compromis se font et se défont et des accords se nouent et se dénouent sans que personne ne soit au courant de leurs tenants et aboutissants.
Le manque de transparence flagrant, qui dépossède le peuple de sa souveraineté, constitue la tâche prioritaire qui incombe à la classe politique tunisienne afin que tarisse la rente relationnelle, depuis longtemps substituée à la légitimité populaire.
DLMM qui continue à œuvrer pour l’assainissement du climat politique et milite pour l’instauration d’une vie publique pluraliste et démocratique afin de garantir à chaque citoyen de jouir de ses droits et des libertés énoncées dans la déclaration universelle et garantie par la constitution, cette demande pour combien de temps une partie de la population qui a participé aux élections en 1989 et qui représentent 20% du corps électoral soit ignorée et exclue de la participation de la vie publique de leur pays.
Pour faire entendre nos voix de citoyens aspirant à un monde plus juste et fraternel sans exclusion entre toutes les familles politique d’un même peuple, qui ont assez d'être trompés et manipulés. Partant du principe que les Droits de l’Homme sont universelles et indivisibles qui est la Défense et le soutien de la personne humaine en faisant abstraction de ses idées politiques ou idéologiques et à plus forte raison lorsqu’il refuse la violence comme moyen de changement politique de la société.
Pour la Tunisie, où les islamistes payent la lourde dote en nombre de 500 prisonniers, 50.000 exilés, pourront s'engager pour une période transitoire de réflexion et de préparation de l’avenir de leur mouvement en Tunisie afin de proposer des solutions à un crise qui ne fait que commencer
Les Militants Islamistes auront à demander des comptes à toutes les équipes qui ont dirigé le Mouvement depuis le 5 Décembre 1980, à ce jour, ils auront à rendre des comptes. Les modalités de solutions seront négociés et traités avec une direction légitime élue sur le sol Tunisien et non à l’Etranger.
Nous réaffirmons notre attachement à la concertation, au dialogue et à la négociation comme seul et unique moyen pour mettre un terme à ce climat de démission collective pour la chose publique et qui ne peut servir la démocratisation du pays où la question sécuritaire a pris le pas sur la concertation et la liberté de penser selon les règles démocratiques, la matraque qui a pris le pas sur l’urne et où les journalistes sont priés de changer de profession et les partis d’(opposition) se sont contentés d’applaudir les bienfaits du système en place.
Soutien au journaliste Tahar Labidi
Appel au gouvernement Français à ouvrir une enquête et dévoiler le résultat des investigations, suite aux menaces de mort dont a fait l’objet le journaliste Tahar Labidi. (réfugié politique en France depuis 1993) est sous la protection du gouvernement français et du haut commissariat des réfugiés. Il a reçu le 13 décembre à environ 18 heures deux appels inconnus. C’est la première fois qu’un opposant tunisien reçoit des menaces d’une telle gravité qui vont l’obliger à vivre dans l’angoisse et la peur avec sa famille.Nous appelons les femmes et les hommes libres à dénoncer ce type de menaces verbales ou physiques contre des opposants pacifistes et à soutenir notre ami Tahar Labidi à surmonter cette épreuve.( )
Libération de quelques dizaines de prisonniers politiques
DLMM déclare sa satisfaction pour la libération de 80 risonniers politiques le 26 Février 2006, le journaliste Hammadi Jebali Directeur de l’Hebdomadaire «Al Fajr» (L’Aurore) ainsi que les Internautes de Zarzis.
Nous nous joindrons à la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme( )FIDH) et la Ligue tunisienne de défense des droits de l’Homme (LTDH) accueillent favorablement la grâce présidentielle qui a été accordée le 25 février 2006, à 1298 détenus tunisiens parmi lesquels on dénombre près de 80 prisonniers d’opinion. 1657 prisonniers tunisiens ont recouvré la liberté, 1298 personnes ont bénéficié d’une grâce présidentielle et 359 autres ont obtenu leur libération conditionnelle.
Au nombre des personnes graciées, les organisations de défense des droits de l’Homme tunisiennes comptent près de 80 prisonniers politiques parmi les 249 personnes recensées au mois de novembre 2005 par l’Association internationale de soutien aux prisonniers politiques (AISPP) comme étant incarcérées pour délit d’opinion. ( )
Six des « internautes de Zarzis» qui avaient été condamnés par la Cour d’appel de Tunis en juillet 2004 à 13 ans de prison pour notamment, « utilisation d’Internet à des fins d’activités terroristes » ont bénéficié de la grâce présidentielle. Toutefois de nombreux prisonniers d’opinion restent en détention, comme c’est le cas de Mohammed Abbou, avocat tunisien condamné à 3 ans et demi de prison en mai 2005 et détenu( )
DLMM soutien et solidaire avec le journaliste Tahar LABIDI, Kamel JENDOUBI Président du CRLDHT, et le militant progressiste Abdellatif BEN SALEM, et condamne énergiquement ces agressions. S’inquiète de cette escalade à Paris en fin d’année 2005, contre les militants qui expriment des divergeances d’idées par rapport au pouvoir tunisien Ainsi Tahar LABIDI a été victime de menaces de mort, par telephone, Kamel JENDOUBI a fait l’objet d’un vol d’ordinateur portable le 23 Décembre 2005 et son véhicule saccagé dans un parking privé et le militant progressiste Abdellatif BEN SALEM a fait l’objet d’intimidation par une filature douteuse jusqu’à son domicile
La reconciliation Nationale pour laquelle nous nous battons ne peut se faire sans la liberation de tous les prisonniers politiques et le retour des éxilés qui le désirent pour regagner leurs foyer familial. Bon courage à tous les combattants pour les Libertés et les Droits de l'Homme, dont le Droit à la Citoyenneté Intégrale, sans exclusions. Vive la Tunisie de tous les Tunisiens – Tunisieamie( )
DLMM rappelle son attachement au Droit de circulation pour tout citoyen dont son président est frappé par la confiscation de son passeport par les autorités tunisiennes depuis le 19 Mai 1990, et la lutte contre les préjugés politiques ou idéologiques, et par l’acceptation de l’autre avec ses différences et lui donner sa place dans la société, dans le respect des valeurs identitaires et républicaines.
DLMM appelle et continue à appeler à une amnistie générale( ) qui se concrétisera par, la libération de tous les prisonniers d’opinion, à commencer par Dr Sadok Chourou, Mohamed Akrout, Habib Ellouze, Karim Harouni, et j’oubli bien d’autres, car la liste est bien longue, la reconnaissance de toutes les organisations populaires et syndicales et estudiantines, d’ailleurs.
La direction actuelle de l’Exil d’En-Nahdha a perdu toute légitimité en quittant le pays, surtout ceux qui ont accepté l’occupation du territoire Koweitien par le Dictateur Saddam Hussein d’Irak, et qu’elle ne tirait donc une certaine légitimité par la mainmise sur « l’appareil » et de la possibilité de résoudre un jour le dossier des 300 prisonniers islamistes qui croupissent depuis 1990 dans les geôles de M. Ben Ali.
D’ailleurs, le seul Président du Mouvement En-Nahdha, en exercice sur le sol Tunisien, hablité à organiser un Congrès extraordinaire, devant lequel, la Direction qui a quitté le Navire, pour se réfugier à l’etranger, doit rendre des comptes, est Sadok Chourou qui est en prison depuis 1992 et les dirigeants en exil n’ont aucun interêt qu’il soit libéré, c’est leur seul fond de commerce qui leur reste, il est le seul interlocuteur valable pour des négociations avec le pouvoir, telle négociation ne peut se faire entre le prisonnier et son geolier.
La parôle de Dieu dans le Saint Coran a dit:( ) «Et pourtant, ils s’étaient engagés, auparavant, devant Dieu à ne pas battre en retraite devant l’ennemi. Or, il est toujours rendu compte de tout pacte conclu avec le Seigneur.» «Dis-leur:: La fuite ne vous servira à rien, si vous fuyez pour ne pas mourir ou pour ne pas être tués au combat, car, de toute manière, vous ne jouirez que peu de temps de la vie» «Dis-leur aussi: Qui peut peut aller contre la volonté de Dieu s’il veut vous accabler d’un maleur ou s’il veut vous gratifier d’une faveur? Aussi ne trouveront-ils en dehors de Dieu ni allié ni protecteur»
DLMM appelle à l’abolition des privilèges du parti au pouvoir en faisant du chef de l’Etat, le Président de tous les Tunisiens, l’ouverture d’une enquête publique sur la mort dans des conditions mystérieuses et responsabiliser les tortionnaires et leurs commanditaires, et engager des réparations des préjudices causés aux victimes de la torture, le retour des exilés dans la dignité
Nous souhaitons Rassembler tous ceux et celles qui refusent la violence comme moyen de changement de la société autour d’un projet de Réconciliation Pour Une Tunisie Libre Juste Démocratique et Indépendante .
Noisy-Le-Grand, le 8 Mars 2006
Le Président de D.L.M.M.
BOUCHADEKH Abdessalem

Subject Author Posted

DLMM- Les libertés Fondamentales des femmes en Tunisie

Tunisieamie March 08, 2006 10:46AM

Re: DLMM- (2)Les libertés Fondamentales des femmes en Tunisie

Tunisieamie March 08, 2006 10:54AM

Re: DLMM- (3)Les libertés Fondamentales des femmes en Tunisie

Tunisieamie March 09, 2006 10:12AM

Re: DLMM- (4)Les libertés Fondamentales des femmes en Tunisie

Tunisieamie March 09, 2006 10:16AM

Re: DLMM- (5)Les libertés Fondamentales des femmes en Tunisie

Tunisieamie March 09, 2006 10:19AM