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Tunis, terminus redouté par l'ex de la «couscous connection»

March 08, 2006 01:34PM
Tunis, terminus redouté par l'ex de la «couscous connection»
Abdelatif Benismaïl, expulsable, voit son cas défendu par Amnesty.

par Christophe AYAD
QUOTIDIEN : mardi 07 mars 2006

Au centre de rétention de Palaiseau, on le connaît sous le nom d'Abdelatif Benismaïl. Au tournant des années 80-90, il était l'un des frères Roma, Rida plus précisément. Ces Tunisiens «montés à Paris en espadrilles et redescendus en Mercedes» selon l'expression d'un patron de la brigade des stups parisienne, avaient mis en place une filière revendant bon an mal an une centaine de kilos d'héroïne, importée d'Amsterdam, dans l'Est parisien. La fameuse «couscous connection», démantelée en 1989, jugée en 1992, et dans laquelle avait été impliqué Habib, alias «Moncef» Ben Ali, le propre frère du président tunisien, mort dans des circonstances assez mystérieuses à Tunis en 1996 .

Fuite. Cette fréquentation passée ne cesse de rattraper Abdelatif Benismaïl. Condamné à douze ans de prison assortis d'une interdiction définitive du territoire, il a été expulsé une première fois vers la Tunisie en août 1999, dès sa libération. Moins de six mois plus tard, il quittait le pays clandestinement à bord d'un container embarqué pour le port de Marseille. Condamné pour une nouvelle affaire de drogue, il est à nouveau en instance d'expulsion. Abdelatif Benismaïl est détenu depuis le 15 février au centre de rétention de Palaiseau, où Libération l'a rencontré. Grand, solide, l'homme, âgé de 50 ans, sait ce qui l'attend. Il raconte ce qui lui est arrivé la première fois qu'il a été renvoyé dans son pays : «Dès ma descente d'avion, j'étais attendu par la sécurité d'Etat. J'ai passé 25 jours au ministère de l'Intérieur, avenue Bourguiba. On m'a interrogé, battu, torturé tous les jours. Ils voulaient savoir si j'avais dénoncé le frère du Président.» Tous ceux qui ont suivi le procès s'accordent à dire qu'il n'a pas balancé. «Si ça avait été le contraire, il ne serait pas ressorti vivant», estime une source proche du dossier.

Reste qu'à sa sortie du ministère de l'Intérieur, il est sommé par les policiers de ne jamais quitter le studio qu'il loue à La Marsa. «Ils débarquaient sans prévenir, dit-t-il aujourd'hui. Je n'avais pas de papiers, donc pas la possibilité de travailler.»
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Tunis, terminus redouté par l'ex de la «couscous connection»

kurtcobain March 08, 2006 01:34PM

Amnesty International a décidé de défendre son cas

najeh March 08, 2006 02:15PM

je te rajoute une chanson Mr anti drugs!!!!!

najeh March 08, 2006 02:25PM